‹ Le lauréat; critique des œuvres de Louis FréchetteChapitre 66 sur 83 · LA TET F. DE MORT · texte numérisé non relu

LA TET F. DE MORT

Un curé procédait à la sépulture d'un de ses paroissiens ; le corps du défunt était déjà sur le bord de la fosse ; on voyait pêle-mêle les têtes de morts et les ossements que le fossoyeur avait tirés de la terre pour y mettre les nouveaux venus, car jusque dans la tombe il faut céder sa place à d'autres.

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Or. précisément à l'époque dont je parle, il se faisait dan« la partie Est du cimetière je ne sais trop plus quelle excavation, on creusait nnc cliarnibre, je crois. Et, chose qui semble étrange d'abord, mais qui s'expliqua facilement par la suite, — bien ([u'aucune excavation ne pariit avoir été faite dans cette partie de l'enceinte, — les travailleurs découvraient presque chaque jour quehiues ossements humains et parfois des squelettes entiers qu'ils éparpillaient çà et là dans les hautes herbes du cimetière.

M. Frécliette a commis là d'abord une faute de

syntaxe, en employant le présent de l'indicatif au

lieu du prétérit du verbe sembler, et ensuite un

affreux barbarisme, en nous faisant voir une charnière,

appareil composé de deux pièces assemblées sur un

axe commun, à la })lace d'un charnier, lieu où l'on

dépose les morts.

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