I.i:.-: VOIX U'OITIIK-.MF.I; ^l
Malgré ([uelqno.sl>dk"s strophes (;a et lii, nous no trouvons point cotto Inrgo conception ûq la nature et de ses rapports avec riionune <iui se recontrc chez certains poètes, comme ]\r. (le Lapi-aile, et donne à leur œuvre une beauté d'ordre supérieur et une véritable i)ortée philosophique. Trop volontiers M. Fréchettc se contente d'impressions tontes faites et rend plutôt l'émotion du voyajçeur vulijaire «lUC du poète voyant et sentant autrement que la foule.
C'est M. X. Marinier, qui, croyons-nous, en sa qualité <le voyageur, a découvert la poésie canadiemie et s'est lait le ptitroii tle ^r. Fréchettc.
L'Acadénïie a décerné pour la première fois un de ses prix iY uneceuvre écrite en lanu;ue française par un sujet étraiiger. Elle a jugé ([uo l'auteur appartenait à notn; race et saisi cette occasion d'aiiîrmer l'unité d'origine et de resserrer l'amitié de la Francre et du Canada.
Tout cola confirme en tout point ce que j'ai toujours prétendu, que M. Fréehette n'a aucune originalité, qu'il n'est qu'un vulgaire versificateur, qu'il se contente d'impressions toutes faites^ et qu'il n'aurait jamais été couronné par l'Académie si M. X. Marmior n'eut pas été son jjatron et n'eût pas fait saisir par les immortels l'occasion d'affirmer V unité 'Vorigine et de resserrer Vdmitié de la France et du Canada.
Et puis, qu'aurait dit l'écrivain du Vohjbiblion si, lomme nous, il eût étudié minutieusement l'œuvre du horréat, s'il eût découvert que les trois quarts et demi de ses vers sont do grossières imitations, quand ce ne sont pas des vols ?
M. Paul Féval, le grand romancier, n'a pas été
ol(} I,E LAURÉAT
beaucoup plus tendre pour M. Fréchette, comme en fait foi cet extrait d'une lettre adressée à un ami de l'honorable M. J. Tassé et publiée dans la Minerve du 25 juillet 1881, à propos du vol do la Bastide l'oaije :
Ah ! sapcrlottcl Cet infortuiu' de M. Fréchette, il a wutp/nlk'Knc ! ! J'en suis bien marri pour hii. C'était un joli talent, mais pas bien gros, où il y a la même difl'érence entre Jui et notre vieux sauvage dllugo qu'entre Tineendie de Paris et l'incendie d'un(> boîte d'allumettes.
r>an^ doute, il serait oiseux d'ajouter d'autres preuves à l'appui de ce que je soutiens depuis bientôt cinq mois.
Cependant, comme il existe peut-être encore des fanatiques qui [>ersistent à voir en M. Fréchete un grand écrivain, je vais leur mettre sous les yeux ce ({ue l'un de ses meilleurs amis, le po^te et critique parisien, Charles Fuster, a dit, dans ses Poètes du Clocher, de la Léi/cnde d'un. Peuple et do son auteur :
M. Louis Fn' elnlte est, dit Fuster, sinon le premier, du nmins le plus <'onnu tb's év-rivains eanadiens
Notre auteur appartient i\ cette rai'c> robuste eji ((ui la vigueur anglo-saxonne eomplètc la vivacité gauloise. Epaules earrées, teint frais, cheveux blonds, regards francs, lunettes d'or, dén)arehe aisée, voix fttrte,— tel apjiaraît l'auteur de in LhjenOc il' nu l'cupic
Kt tel je l'ai vu, tel je l'aime, car on n'a, en 1(> regardant, en lui parliuit, ni désillusion, ni mécompte : cet liomnie-l;\ ne «liminue pas son «l'uvre.