Les ïambes, 31 et 32ième vers du chant III de V Idole
AUDACES FOKTL'XA JUVAT 49
On croit entendre dans l'éclat sonore et palpitant de son ïambe magistral non pas seulement le bruit d'une cavale lancée à toute bride sur un champ de bataille, mais celui de tout un escadron écrasant, dans sa course vertigineuse, les lourds carrés d'infanteries ; il nous semble ouïr les clameurs du canon, les cris saccadés des commandants, le cliquetis des épées, le crépitement de la fusillade, la voix des blessés qui se trament, tout sanglants, sur le » sol labouré par les obus, criant : A boire ! A boire ! par pitié !
M. Frécbette, lui, voulant, après avoir escroqué une des plus belles idées du fougueux Barbier, faire voir tout l'éclat triomphant qui a resplendi dans les plis du drapeau tricolore, fait tranquillement passer ou plutôt glisser un haillon troué sur le l'entre, . . . du monde.
L'eftbrt que le lauréat a déployé pour imiter le grand poète français me rappelle la grenouille qui avait voulu se grossir à la taille du bœuf et dont le ventre, qui n'avait rien de commun avec le ventre du monde, se dégonfla si brusquement et d'une si triste façon.
En tout cas, puisque M. Fréchette n'a pas encore éprouvé le sort de la prétentieuse et stupide grenouille, j'aimerais savoir ce qu'il fiiut bien lui faire pour le dégonfler.
Lui remettre sous les j'eux la Bastide rouge f
Qu'il se tienne bien ! ça viendra. 4