A .V^'^ALBANI
Québec, c'est le foyer, l'atro jamais éteint, Où du patriotisme ardent couve la flamme, Et son rocher géant, qu'on voit dans le lointain, C'est le mât du navire où flotte Toriflamme.
M. Fréchette a dû éprouver une grande satisfaction, quand, servi par l'imagination et le jugement qu'on lui sait, il a pu faire concorder si bien le» deux figures de rhétorique de la strophe qu'on vient de lire, surtout quand il a réussi à faire du rocher géant où est assise la vieille capitale le mât d'un navire !
Quelle comparaison juste aussi !
Comme le promontoire de Québec ressemble bien Il un mât !
Le seul petit défaut que je trouve à ce mât-là, c'est qu'il est un peu trop trapu, qu'il n'a pas assez de sveltesse et d'acuité, par exemple.
Quant à V oriflamme^ étendard que les anciens rois de France faisaient porter devant eux sur les champs de bataille et dont M. Fréchette s'est servi comme
d'un pavillon pour son mât, elle est bien à sa place, puisque le lauréat voulait absolument une désinence qui rimât richement avec flamme.