ARCA.DES AMBO
M. Frochette est tellemcat tombé dans Testirae de son entourage, dont les promiscuités pourtant lui faisaient, naguère encore, une si forte carapace contre les attaques de la critique, qu'il n'a pu trouver une seule plume quelque peu élégante, quelque peu ■compétente, pour le défendre des coups qui, depuis quelque temps, ne cessent de le cribler.
Le lauréat en est réduit, pour pallier ses supercheries littéraires, à me faire injurier par le secrétaire universel, H. Roullaud, un Français récemment atterri sur nos rives, un prosateur dont le style a la lourdeur de tout le plomb que M. Fréchette a dans l'aile.
Il me semble que M. Fréchette — selon la remarque d'un de mes amis— était pourtant bien assez aplati par mes dénonciations, sans se laisser passer ce Roullaud-là sur le corps.
Mais, voyez-vous, rien de plus naturel aussi que la sympathie qui unit M. Fréehette et M. Roullaud :. ils exercent le même métier.
Les deux font la paire, et la seule nuance qui les difterencie, c'est que l'auteur de la Bastide rongent 2 prend tout entier ce qui lui tombe sous la main, tandis que M. Eoullaud enlève tout ronds les morceaux à sa portée.
Badinage à part, ce M. Roullaud, qui, comme tous les Roullauds de passîige, a deux L pour voler,, est certainement le seul qui pouvait tenir tête à M. Fréchettc dans le brigandage poétique. Il ne s'en est pas fait faute, non plus, comme vous allez vous en assurer par les lignes ci-dessous détachées d'un article' publié récemment dans la Patrie^ sous la
signature du Dr C :
" Le Monde Illustré de Montréal, dans son '' numéro du 11 mars, dénonçait par la bouche de " son directeur ce misérable plagiaire (IL Roullaud) " qui avait eu l'audace de collaborer à ce journal, et " qui dernièrement étalait encore sa signature, sinon " sa prose, dans les colonnes de la Patrie et de la " Canada- Revue,
" A l'appui de cette dénonciation, je vous offre " les prouves brutales qui suivent. Lisez :
ARCADES AMBO tîo