LA VIE UNIVERSELLE
A. M. Guibée, après l'audition de sa conférence " L'astrofîiome populaire."
^lort et désert, à quoi pourrait servir un monde ! Dans l'espace il n'est point de planète inféconde ; Qu'un astre soit brillant, éteint ou rallumé. Le germe de la vie est en lui renfermé ; Le rapide soleil, l'étoile la plus lente.
Tout ce qui trace au ciel sa courbe étincelante, Eternellement vit, meurt, revit tour à tour, Et, s'il n'est pas peuplé, le sera quelque jour. 0\iij la vie est partout ; c'est une loi suprême, Regarde : trouve un coin de la terre elle-même
i)l LE LAURÉAT
OÙ ne pullulent pas des fiots d'êtres vivants î Tout n'est-il pas fécond, les bois, les mei*s, les vents ? Sous riierbe et dans le sol, sur l'arbre et sous la feuille, Dan& la fleur qui s'entr'ouvre ou le fruit que l'on cueille Grouille la vie, au fond des eaux et dans les airs^ Et maintenant veux-tu que des astres déserts. Lorsque de se peupler tous les ci eux sont avides, Roulent dans l'inthii comme des berceaux vides ?