‹ Le lauréat: critique des œuvres de m. Louis FréchetteChapitre 50 sur 75 · P A PIN EAU · texte numérisé non relu

P A PIN EAU

Les ans n'avaient point pu courber S3n front superbe.

Très harmonieux, ce point puAk.

AM^neALBANI:

Québec, c'est le foyer, ràtro jamais éteint, Où du patriotisme ardent couve la flamme, Et son rocher géant, qu'on voit dans le lointain, C'est le mât du navire où flotte l'oriflamme.

M. Fréchette a dû éprouver une grande satisfac^ tion, quand, servi par l'imagination et le jugement qu'on lui sait, il a pu faire concorder si bien les deux figures de rhétorique de la strophe qu'on vient de lire, surtout quand il a réussi à faire du rocher géant où est assise la vieille capitale le mât d'un navire !

Quelle comparaison juste aussi !

Comme le promontoire de Québec ressemble bien il un mât !

Le seul petit défaut que je trouve à ce mât-là, C'est qu'il est un peu trop trapu, qu'il n'a pas assez de sveltesse et d'acuité, par exemple.

Quant à V oriflamme^ étendard que les anciens rois de Francefaisaientporter devant eux sur les champs de bataille et dont M. Fréchette s'est servi comme

lôS

d'un pavillon pour son mjit, elle est bien à sa place, puisque le lauréat voulait absolument une désinence qui rimât richement SLvecJlamme.

KSPAGXK;

L'Amérique î c'est la | soupape dos Titans.

Comprends pas.

Vous?

M. Frécliette a probablement voulu encore imiter Victor Hugo, dont quelques vers sont incompréhensibles à force d'être éthérés ou vaporeux.

Si telle a été son intention, le lauréat peut se vanter d'avoir, avec sa soupape, égalé presque son maître, attendu qu'il n'y a jpas un homme au monde qui puisse expliquer comment l'Amérique est une soupape, surtout la soupape d'une race qui n'a existé que dans l'imagination des peuples de l'antiquité.

SPESULTIMA :

A ce sujet voici ce que nous racontait Xotre vieux professeur de droit romain.

Un modeste savant

C'était

De la prose, M. Frécliette, de la prose, et encore pas de la meilleure . . . ,

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