‹ Le lauréat manqué [microforme]Chapitre 13 sur 14 · LE CHENE ET ÏA CHENILLE · texte numérisé non relu

LE CHENE ET ÏA CHENILLE

Un grand chêne dressait ses rameaux dans l'espace, Et répandait son ombre aux alentours.

Par mille tortueux détours, Larve aussi sale que rapace Glissant, rampant, peinant, suant, Puant, Le dos rond, le ventre gluant, Une chenille avait atteint la carapace De l'arbre, et tout autour, autant qu’elle pouvait, Bavait.

— Ah!ahl criait-elle au colosse. VE Dis donc, on n’est pas à la noce, | A ce qu’il paraît, mon fiston

C’est qu'avec moi, pardine, il faut changer de ton ;

Je sais. moi, défier et ta taille et ta force ; J'ai déjà souillé ton écorce, A moi ta couronne à présent |

— Et puis après ? fit sur un ton plaisant, L'arbre à l'ombrage bienfaisant, Ta bave, un peu de pluie L’essuie ; Affaire d’une ondée et de quelques rayons...

Et je n'en reste pas moins un chêne, voyons | De même que, pauvre guenille, Tu n’en restes pas moins non plus... une chenille,

L'autre fable, non moins caractéristique, sl à intitulée :

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