THEURIET
Au clair appel du coq chantant sur son perchoir, Les faucheurs se sont mis à l'œuvre, et la prairie Dans la blanche rosée a déjà laissé choir, Derrière eux, an long pan de sa robe Heuric.
FRECHETTE Et, sous l'effort commun, le sol transfiguré Laisse choir tout un pan de son manteau doré, THEURIET Les bruissantes faux, vibrant à l'unisson, Ouvrent dans l'herbe mûre une large tranchée ;
Deux robustes faneurs, là-bas, fille et garçon, Retournent au soleil l’odorante jonchée,
FRECHETTE La javelle, où bruit un essaim de grillons, S'entasse en rangs pressés au revers des «illons Dont le creux disparaît sous l'épaisse jonchée ; Jhaque travailleur s'ouvre ane large tranchée. Toute la différence qu’il y à encore ici, c’est que Theuriet a le foin, et M. Fréchette la... .paille.
D'après ce qu’on vient de voir, le foin doit assurément, même en poésie, avoir plus de prix que la paille... .volée.
Une autre fable, M. Fréchette !
y + PÉOES E No, Res au A} US
pe +