‹ Le lauréat (volume 2)Chapitre 30 sur 72 · LOU IS-HONORE FRECHETT E · texte numérisé non relu

LOU IS-HONORE FRECHETT E

Quelques instants plus tard, dans les bivouacs voilés

LOUIS FEECHETTE

Quelques instants plus tard, on trouvait en effet Quelque* instants plus tard, quand, pour s'en emparer Trois jours plus tard, quand, après maint échec Trois jours après, du haut de ses mâchecoulis Quelques instants après, la noire cavalcade Cinq minutes après, nous dansions sur la vague Quelques instants après, vers le plateau lointain

LOUIS-HONORE FEECHETTE Talisman de l'amour, symbole d'espérance

LOUIS FEECHETTE Flottait près d'une croix, symbole d'espérance Auprès du vieux drapeau, symbole d'espérance

LOUIS-HONORE FEECHETTE

Il se nommait Robert Cavelier de La Salle Déjà l'esprit hanté par l'ombre colossale

LOUIS FEECHETTE

Où serpente déjà la route colossale Qu'avait rêvée un jour Cavelier de La Salle

LOUIS-HONORE FEECHETTE

Far de vils brocanteurs vendu connue un troupeau

LOUIS FEECHETTE Sur son corps les vainqueurs passant comme un troupeau. Nos défenseurs parqués comme de xils troupeaux

LOUIS-HONORE FEECHETTE Entendre uno clameur immense et t.ivnchale

LOTIS FRECHETTE

M'Apportent des lambeaux de clameurs triomphales

Non, jamais, mîme aux jours de clameurs triomphales

LOUIS-H ONORE FREC MFTTE

Et puis, pondant los nuits froidement idéales, Quand, an ciel, des milliers à'aurores boréales

LOUIS FRECH ETTE

Quand ton mouvant réseau à'aurores boréales Révéla los splerideurs de tes nuits idéales

L( )UIS-HONORE FRECHETTE

Merci ! si de ces jours de deuil et de souffrance

LOUIS FRECHETTE

Qu'ils furent longs, ces jours de deuil et de souffrance

U >UIS-HOX.ORE FRECHETTE

Toi que mon cœur aimait avec idolâtrie

LOUIS FRECHETTE

Sol canadien que j'aime avec idolâtrie

LOITS-HOXORE FRECHETTE

Tout disparut. Ce fut comme unéclat de foudre

LOUIS FRECHETTE

Répercutée au loin comme un éclat de foudre

LOUIS- 1 1 ( >X< )RE FRECHETTE

A chaque baïonnette alla ma ut un éclair

LOUIS FRECHETTE

Partout la Heur brûlante allume son éclair

Un éclair tout à eoup s'allumait quelque part

LOUIS-HONORE FRECHETTE

La cathédrale a mis ses habits les plus beaux

LOUIS FKECHETTE Ayant mis le matin leurs habits les plus beaux LOUIS-HONORE FKECHETTE

Et, vieillard vénéré, sans reproche et sans crainte

LOUIS FKECHETTE Humbles soldats de Dieu, sans reproche et sans crainte Ces hardis novateurs sans reproches, sans craintes

LOUIS-HONORE FRECLIETTE Quand, du haut du vaùseau qui m'emportait loin d'elle

LOUIS FKECHETTE Quand, du haut du vaisseau qui s'ancra dans nos ports

LOUIS-HONORE FKECHETTE Toujours prêts à venger toutes les causes justes

LOUIS FRECHETTE Flétrir ce défenseur de toute cause juste A ces jours où martyrs de tant de saintes causes Tombés en défendant la plus sainte des causes Les hardis défenseurs de notre sainte cause Le premier des martyrs de notre cause sainte

LOUIS-HONORE FRECHETTE Adieu le faux éclat des idylles d'autan LOUIS FRECHETTE Donner une revanche aux défaites d'autan Brisant ses ailes d'or aux légendes d'antan A punir ton pays de ses froideurs d'autan De tes combats d'antan nous recueillons le prix Et les barons d'antan, de lourd archers suivis

LOUIS-HONORE FRECHETTE

Voit poindre à l'horizon la colombe de V arche LOUIS FRECHETTE Comme la colombe de V arche France ! sois maintenant la colombe de V arche

LOUIS-HONORE FRECHETTE Enfin, poussant trois fois le cri : Vive 1 1 France !

LOUIS FRECHETTE Trois fois aux quatre vents cria : Vive la France !

LOUIS-HONORE FRECHETTE ■Québec était tombé. Sans honte et sans mystèra

LOTIS FRECHETTE Québec était tombé ; sur ses cendres fumantes

LOUIS-HONORE F RECHETTE Four couvrir de leurs corps la patrie en détresse

LOUIS FRECHETTE A couvrir de son corps la terrible descente Couvriraient de leurs corps le drapeau de la France

LOUIS-HONORE FRECHETTE ■Comme des spectres noirs rôder dans les ténèbres

LOUIS FRECHETTE Comme des spectres noirs s'enfoncent dans la nuit

LOUIS-HONORE FRECHETTE La grande main dans l'ombre orientait la voile

LOUIS FRECHETTE S'empare de la barre, oriente la voile

LOUIS-HONORE FRECI ŒTTE Dans une nuit de paix douce et réconfortante

LOUIS FRECHETTE Par une nuit d'été fraîche et réconfortante

LOUIS-HONORE FRECHETTE

Mais son œil brille encor dans les brumes du soir

LOUIS FRECHETTE

Glissant dans lesbrumes du soir

LOUIS-HOXORE FRECHETTE

Heurtant sur les rochers sa course vagabonde

LOUIS FRECHETTE Où l'avait promené sa course vagabonde

LOUIS-HONORE FRECHETTE Le désespoir au cœur, avait capitulé

LOUIS FRECHETTE Le désespoir au cœur, et l'âme à la torture

LOUIS-HONORE FRFXHETTE Le« rocs ont tressailli jusque dans leurs vertèbres

LOUIS FRECHETTE Le vieux monde frémit jusque dan* ses vtrttbres

LOUIS-HONORE FRECHETTE Ces drapeaux dont chacun des sublimes haillons

LOUIS FRECHETTE Nos pères, secouant ces sublimes haillons Où flottaient les haillons troués au drapeau blanc Oui,, ce haillon troué, mais que la gloire inende

LES RABA.CHAGES

LOUIS-HONORE FRECHETTE

Ah ! montre qu'on dépit de tant d'apostasie,

Le courage des preux chantés par Créniazie

LOUIS FRECHETTE

Ce drapeau glorieux que chanta Crêmazie, Drapeau qui n'a jamais connu d'apostasie

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