‹ Le lauréat (volume 2)Chapitre 40 sur 72 · PAPINEAU · texte numérisé non relu

PAPINEAU

Les ans n'avaient point pu courber son front superbe.

Très harmonieux, ce 'point pu-\k.

A MmeALBANI:

Québec, c'est le foyer, Pâtre jamais éteint, Où du patriotisme ardent couve la flamme, Et son rocher géant, qu'on voit dans le lointain, C'est le mat du navire où flotte V oriflamme.

M. Fréchette a du éprouver une grande satisfaction, quand, servi par l'imagination et le jugement qu'on lui sait, il a pu faire concorder si bien les deux figures de rhétorique de la strophe qu'on vient de lire, surtout quand il a réussi à faire du rocher géant ou est assise la vieille capitale le mat d'un navire !

Quelle comparaison juste aussi !

Comme le promontoire de Québec ressemble bien à un mât !

Le seul petit défaut que je trouve à ce mat-là, c'est qu'il est un peu trop trapu, qu'il n'a pas assez de sveltesse et d'acuité, par exemple.

Quant à Y oriflamme, étendard que les anciens rois de France faisaient porter devant eux sur les champs de bataille et dont M. Fréchette s'est servi comme

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d'un pavillon pour son mât, clic est bien à sa place, puisque le lauréat voulait absolument une désinence qui rimât richement avecjîamme.

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