NOTRE HISTOIRE
O notre Histoire ! écria de perles ignorées, Je baise avec amour tes pages vénérées !
Si M. Fréchettc, quand il faisait sa rhétorique, eût quelque peu étudié, il aurait appris et se rappelerait aujourd'hui un exemple de métaphore vicieuse que tous ses anciens compagnons de classe savent par cœur, et qui lui aurait tait éviter la faute grossière dont sont entachés les vers précédents.
Cet exemple, qui fait voir une accumulation d'idées incohérentes exprimées par Malherbe, se lit comme suit :
Prends ta foudre, Louis, et va comme un lion Porter le dernier coup à la dernière tête De la rébellion.
Donc, de même qu'on ne saurait faire du même homme tout à la fois un Jupiter tonnant, un Hercule et un lion, de même, M. Fréchette, vous ne pouvez faire de notre histoire un livre et un écrin, vous êtes surtout incapable de donner rationnellement des pages à un coffret à bijoux.
VORANGISME:
Ecoutez la rumeur qui là-bas retentit, Ou plutôt cette vtic bestiale quileigle. C'est le rv gisement du fanatisme aveugle, X,e hurlement du monstre encore inassouvi.
Exactement la même incohérence que dans Notre
Histoire.
Après avoir dit d'écouter la rumeur qui retentit an loin, M. Fréchette se reprend et demande de prêter plutôt l'oreille à une voix qui beugle.
Mais, à peine a-t-on entendu une voix qui beugle, que tout à coup, sans aucune transition, on écoute un rugissement, qui devient aussitôt un hurlement.
Au début du quatrain qu'on vient de lire, c'est probablement une vache qui se lamente, à la fin c'est un loup, et tout cela, pour dire qu'il y a des orangistes dans le Haut-Canada.