‹ Le lauréatChapitre 35 sur 101 · I.« bonheur, ici-bas, n'élit pas de séjour · texte numérisé non relu

I.« bonheur, ici-bas, n'élit pas de séjour

Et, comme le lampyre, il ne brille qu'un jour.

. entassés sur nos illusions, Sont tombés dans le gouffre où vont les visions.

FRECHETTE

Voilà bien l< symbole el l'image de l'âme, Avec lei songes d'or cl bcs illusions.

UX DISv OURS 111

MORISSET

El ncs rêves brillant?, phosphorescents symboles, Qu'on jetait, pleins de flamme, au gré des brises folles — Des souffles violents, hélas ! les ont étends, Comme on l'ait des flambeaux, après le< grands festins.

FRECHETTE

Tout te sourit d'abord, jeunesse inassouvie : La lumière et les rieurs couronnent te» festins, Mais pour le cœur qui veut recommencer la vie, S'il reste encor des fleurs, les flambeaux sont éteints.

Exactement les mêmes réflexions dans les deux pièces, avec les mêmes illusions,\e8 mêmes symboles, les mêmes festins et les mêmes flambeaux éteints.

On eti croit à peine ses veux.

Sans doute, le fait d'avoir volé son frère, Victor Hugo, Lamartine, Coppée, Leconte de Lisle. Crémazie. Elie Berthet, etc. est une chose qui est loin de grandir M. Fréchctte.

Cependant, on peut dire que le lauréat, en pillant ces auteurs, a peut-être agi inconsidérément, prenant son bien au hasard, à mesure qu'il lui tombait sous la main, sans songer qu'il pût déplaire ou nuire h quelqu'un.

Mais dans le cas qui nous occupe aujourd'hui il n'y a évidemment aucune excuse possible.

M. Fréchette, en invitant des poètes à travailler de concert avec lui sur un sujet imposé, a opéré délibérément, avec préméditation : il a trompé dea

amis de la façon la plus outrageante, la plus odieuse,. — et pareil exemple de duperie est sans précédent dans l'histoire de la littérature française.

Et n'y eût-il que le vol des Vers luisants pour ternir Ba réputation d'écrivain, que le lauréat ne parviendrait jamais à lui redonner son faux éclat d'autan.

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