‹ Le Laurier noirChapitre 31 sur 32 · L'EPOUSE · texte numérisé non relu

L'EPOUSE

Vers l'armoire où le linge a l'odeur des lavandes, Près du buffet massif et du triste rouet, Dans la salle voûtée oii les ombres descendent Le long des grand murs blancs et du cadran muet,

Celle qui n'attend plus rôde^ mélancolique. Ne sachant à ses mains confier quel travail. Dehors le vent gémit et dans ses plis obliques Parque les champs déserts où traîne le bétail.

Il8 LE LAURIER NOIR

L'homme est mort qui menait les troupeaux et la ferme. L'épouse ne sachant à qui les confier Regarde, lentement, l'horizon qui se ferme Et n'ayant plus d'espoir recommence à prier.

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