Tuffier., Loc, cit
2, Pierre Delbet, L'hématocatharsise dans les pyéliteset les hémorragies, Presse méd., C janvier 1897. Le malade avait 39%2, le pouls était très faible, incomptable : on fit dans les veines une injection de lîiOOcc. ; la réaction fut très intense: frisson qtii dure quarante minutes, température 4l%2; le lendemain soir, après des transpirations et des évacuations alvines abondantes, la température tombe à 37%2. Guérison.
36 LE LAVAGE DU SANG [ll2]
Il y eut, ici, une élimination abondante par Tinteslin, une crise diarrbéique. I^a diurèse fut prédominante dans une observation du service de Chauffard, relatée dans la thèse de Lochelongue * ; dans deux cas de Grandmaison, on lit précéder les injections d'une saignée ; Barré avait agi de môme chez deux urémiques.
De fait, chez les malades de ce groupa, alors que le doute persiste sur le degré de perméabilité du rein et aussi sur l'état du myocarde, il y a tout 4ieu d'être prudent : la saignée-transfusion paraît être la méthode la plus sûre; et, en tout état de cause, c'est à la voie sous-cutanée que Ton s'adressera de préférence : les doses moyennes, répétées, donnent de bons résultats, sans dommage et sans péril.
VÉclampsie semble se placer tout naturellement à la suite de l'urémie. Ce sont surtout MM. Porak' et Bernheim^ qui ont montré tout le parti qu'on peut tirer, en pareil cas, du lavage du sang. Ils pratiquaient Tinjection d'eau salée par la voie hypodermique, et à dose élevée (2 litres); sur i4 malades ainsi traitées, une seule succomba *. La saignée-transfusion semble devoir, ici encore, rendre de grands services.
A côté de l'urémie, nous ferons encore sa place au coma diabétique, que Hilton Fagges' traita, dès 1874, par Tinjection intraveineuse d'eau salée; le malade était en imminence de mort : il sortit entièrement de sa torpeur, et survécut vingt-quatre heures. En 1887, Sludelmann (de Heidelberg) recommandait la même pratique, Minonsky relatait un succès, et Lépine ^ publiait l'observation d'un diabétique de vingt-quatre ans, comateux, chez lequel il injecta, par voie endo-veineuse, d'abord 1 litre l/:2 de solution chloruro-bicarbonatée à 40% puis, dans la soirée, 2 autres litres. Le malade fut légèrement amélioré, mais il n'en succombait pas moins dans la nuit. Dans un autre fait, en 1890, Dickinson' ne craignit pas d'atteindre la dose hypermassive de 13 litres en deux jours : Vune des injections fat de iO litres^ que la malade parut bien supporter : « On constata une diminution de la lividité et une augmentation dans la force du pouls. La malade reprit connaissance, mais, au bout de neuf heures, elle retomba dans un profond sommeil, qui, cette fois, se termina par la mort. »
F. Infections médicales. — Nous arrivons aux maladies infectieuses, d'ordre médical, dans lesquelles le lavage a été institué, avec des fortunes diverses.
C'est d'abord le choléra, et nous ne pouvons ici reprendre tout au long l'histoire de cette méthode (voy. Historique). Nous nous contenterons de signaler trois observations récentes de Bosc, toutes trois terminées par la guérison, après une saignée de 200 à 250 grammes, et une injection inlra-
1. Lochelongue, Aperçu sur le mode d'emploi et les indications des injections massives salines dans les alFections médicales et les intoxications, Th. de 489G, n** 6.