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CONCLUSIONS

Bien que la méthode des injections intra-veincuses ou sous-culanées de solutions salines soit encore à l'étude, elle a fourni déjà, dans des conditions nombreuses, des résultats assez importants pour qu'elle vaille hauted'étre vulgarisée.

Elle est, du reste, d'application facile; c'est le liquide le plus simple, l'eau salée à 8 p. 1000, qui parait aussi le meilleur; c'est l'instrumentation la plus simple qui rend les plus grands services en pratique.

La voie sous-cutanée, l'hypodermoclyse, doit être tenue pour la méthode d'élection, elle est à la portée de tous. L'injection intra-veineuse, dont on

1. Chauffard, Deux cas de tichycardie essentielle paroxystique. Traitement par Vinjeclion intra-veineuse de sérum artificiel, Bulletin médical, ïS^Q, p. 389. — A proi)Os d'un cas de tachycardie paroxystique, ibid., p. 495. — Il faut noter qu'un premier accès tachycardique,avec hypotension marquée, avait heureusement cédé a une injection intra-veineuse de 1250 gr. de sérum artificiel; — Ce fut au cours d'un second accès, accompagné d'hypertension artérielle, que la transfusion séreuse fut de nouveau tentée : dès le début, le* louls tomba à 70, et avant la finde l'injection, le malade succombait, alors que 800 gr. avaient été introduits dans la veine. Comme le remarque Chauffard, <lans cette seconde criso, la saignée paraissait pluti^t indiquée que l'injection intraveineuse.

aurait tort d'exagérer les difficultés et les dangers, conserve ses indications : elle est plus active et d'effets plus rapides.

Les heureux effets des injections d'eau salée sont indiscutables et de notion générale, dans les anémies aiguës post-hémorragiques et dans les accidents groupés sous le terme de choc Iraumatique ou opératoire. A la suite des hémorragies, la transfusion séreuse joue un rôle véritablement mécanique, en rendant au système circulatoire la réplétion nécessaire à son fonctionnement : aussi doit-elle toujours être relativement abondante. Les injections répétées représentent du reste, dans un cas d'anémie grave ou de choc prolongé, une excellente pratique.

Dans les intoxications et dans les infections, d'ordre chirurgical ou médical, la question se présente sous un aspect un peu différent. Les injections abondantes et précoces provoquent assez souvent une sorte de crise, à la suite de laquelle la température retombe à la normale et les accidents s'amendent; toujours elles relèvent la tension, provoquent la diurèse et accroissent la résistance du malade.

A part certaines contre-indications, tirées de l'étal du cœur et des reins, et qui ont trait surtout à l'injection intra-veineuse, la méthode mérite donc toujours d'être utilisée.

Coulommiers. — Imp. Paul BRODARD. — 492-97.

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