CONCLUSIONS
Il en est autrement de Vanasarqiiey parfois constaté après les injections massives, quand les reins ont perdu leur perméabilité. Dickinson Tobserva à Tautopsie de ce diabétique auquel il avait injecté en deux jours jusqu'à treize litres d'eau salée. Chez un malade fort cachectique, et dont les deux reins étaient scléreux, nous avons trouvé aussi la solution saline injectée, quoique en quantité beaucoup moindre, répandue dans les séreuses et infiltrée dans tous les parenchymes.
Lœdème pulmonaire est à craindre, chez les sujets dont le cœur ou l'appareil respiratoire fonctionnent mal, et toujours après les injections inlra-veineuses massives d'emblée. C'est pour cela que remploi du sérum dans la pneumonie, par exemple, exige des précautions particulières, et que la saignée préalable est souvent une pratique heureuse. On a proposé de choisir les veines du membre inférieur, dans les cas analogues, pour que l'afflux du liquide fût moins rapide et moins direct.
Enfin le cœur est, avec le rein, l'organe qu'il faut ménager avec le plus de soin. — De fait, Chauffard * a vu mourir un malade, atteint de tachycardie paroxystique, pendant une injection intra-veineuse destinée cà relever la pression. — Dalché a été témoin d'un cas assez semblable. — Un typhique, traité par Widal, mourut subitement pendant une injection inlra-veineuse. Les lésions valvulaires anciennes, ou les lésions graves du myocarde, qui succèdent à certaines maladies infectieuses, seront donc étroitement surveillées.
Du reste, la voie sous-cutanée, employée dans une prudente mesure» reste toujours, dans les conditions indiquées, une précieuse ressource.