‹ Le Lavage du sangChapitre 3 sur 37 · R"' ^M Revue · texte numérisé non relu

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I salée rempla<;ant la transfusion.

tités vraiment inattendues du liquide salé, qui n'altère pas les globules. Ce lavage pouvait-il devenir éliminateur des poisotis et des toxines : le fait semblait possible, et pourtant la réponse expérimentale fut négative. Aussi les applications à la pathologie humaine furent-elles d*abord très restreintes.

Ce fut Sahli (de Berne) S qui, en 1890, flt le premier essai du lavage du sang chez Thomnie : il Texpérimenta dans Turémie et dans les états typhoïdes graves. Il fut peu suivi. Pourtant, dans ces dernières années, les heureux résultats obtenus dans le collapsus traumatique avaient amené un certain nombre de chirurgiens à recourir à cette méthode bienfaisante dans certaines infections, et, lorsque M. Pozzi, en décembre 1895, rapporta à la Société de Chirurgie une observation de M. Berlin (de Nice), toute une série de faits analogues surgirent de divers côtés : je rappelle seulement ici les observations de MM. Monod, Peyrot, Michaux, Jayle, Delbet, Duret et Fourmeaux, Tuffier et les nôtres : j'aurai à les commenter plus loin •.

Depuis dix-huit mois les cas se sont multipliés, et Ton a repris, en même temps, le problème expérimental : encore une fois, je ne fais que citer, pour le moment, les recherches expérimentales de MM. Chassevanl, belbet, Roger, Bosc et Vedel; et les faits contenus dans la revue de M. Claisse, dans celle, toute récente, de MM. Delamare et Descazals, et dans les thèses de MM. Fourmeaux, Mourette, Dclgrange, Simon, Lochelongue (Paris, 1896), Auzias (Montpellier, 1896), de la Combe, Vigour, Amillet (Paris, 1897).

Nous verrons que tous les côtés de la question sont loin d'être élucidés. En fait, il y eut quelque enthousiasme dans la relation des premières guérisons, qui, le plus souvent, étaient inespérées, et cette lutte suprême contre la mort est trop passionnante, en vérité, pour qu'il en fût autrement. Mais ce fut pour cela, peut-être, et à litre de réaction, que les conclusions du rapport de M. Pozzi à l'Académie de médecine'^ furent accueillies avec beaucoup de réserves. Sages réserves, mais qui, certes, iraient contre leur but, si elles devaient jeter la méfiance et le discrédit sur une méthode, simple, applicable partout, inolTensive, sous la réserve de précautions aisées à prendre, et qui jusqu'ici s'est toujours montrée un adjuvant utile, quelquefois un agent inespéré de salut.

Pour nous, après l'avoir longuement étudiée, nous ne méconnaissons ni les bornes de son efficacité, ni les obscurités de son mode d'action, mais nous restons convaincu qu'elle vaut la peine d'être recommandée à tous les praticiens, et qu'on est certain, en la vulgarisant, de sauver un bon nombre de vies humaines.

Nous étudierons successivement : 1° le liquide d'injection ;^° la technique; 3° les résultats expérimentaux; 4^ Vhistoire clinique; 5° les accidents et les contre-indications du lavage du sang.

1. Sahli (do Berne), Uber Auswaschung der mensrhlichen Organismus iind iiber die Bcdeutunp der Wasserziifulir in Kranklieiten. — Samml. Klin. Vortr. (Volkmann), Innere rnedicin, n^ o. nov. 1890.

2. Les indications bibliopraphiques seront données plus loin, au cours des différents chapitres.

3. Pozzi, Des injections massives de sérum artificiel dans les septicémies opératoires cl puerpérales, Académie de méd., 30 juin 1896.

[8lJ LE LIQUIDE D'INJECTION

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