ÉRASTE, CRISPIN ÉRASTE
Mon pauvre oncle !. . .
CRISPIN
Monsieur, ce que c'est que de nous !
ÉRASTE
Il est mort !
CRISPIN
0 destin, voilà bien de tes coups !
Le legs universel qu'il prétendait me faire, Commetu vois, Crispin, ne m'enrichira guère !
CRISPIN (tirant un portefeuille de sa poche .
Quarante mille écus qu'on a trouvés sur lui. Voilà l'unique bien qui nous reste aujourd'hui.
ÉRASTE (le prenant).
Las!... Ne crois pas pourtant que la soif des
[richesses
Me fasse ressentir ses indignes faiblesses.
C'est d'un plus noble feu que mon cœur est épris.
Je devais épouser Isabelle à ce prix !
Faudra-t-il qu'un espoir fondé sur la justice
En stériles regrets passe et s'évanouisse ! . . .
Ne saurais-tu, Crispin, parer ce coup fatal
Et trouver promptement un remède à mon mal ?
Tantôt tu méditais un héroïque ouvrage.
C'est dans les grands dangers qu'on voit un grand
| courage.
Sileo.ce de Ci ispin.
Tu veux donc ine confondre et me désespérer ?