‹ Le légataire universel; opéra bouffe en trois actes, d'après Régnard. Poème de Jules Adenis et Lionel BonnemèreChapitre 69 sur 75 · ÉRASTE, CRISPIN ÉRASTE · texte numérisé non relu

ÉRASTE, CRISPIN ÉRASTE

Mon pauvre oncle !. . .

CRISPIN

Monsieur, ce que c'est que de nous !

ÉRASTE

Il est mort !

CRISPIN

0 destin, voilà bien de tes coups !

Le legs universel qu'il prétendait me faire, Commetu vois, Crispin, ne m'enrichira guère !

CRISPIN (tirant un portefeuille de sa poche .

Quarante mille écus qu'on a trouvés sur lui. Voilà l'unique bien qui nous reste aujourd'hui.

ÉRASTE (le prenant).

Las!... Ne crois pas pourtant que la soif des

[richesses

Me fasse ressentir ses indignes faiblesses.

C'est d'un plus noble feu que mon cœur est épris.

Je devais épouser Isabelle à ce prix !

Faudra-t-il qu'un espoir fondé sur la justice

En stériles regrets passe et s'évanouisse ! . . .

Ne saurais-tu, Crispin, parer ce coup fatal

Et trouver promptement un remède à mon mal ?

Tantôt tu méditais un héroïque ouvrage.

C'est dans les grands dangers qu'on voit un grand

| courage.

Sileo.ce de Ci ispin.

Tu veux donc ine confondre et me désespérer ?

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