‹ Le légataire universel; opéra bouffe en trois actes, d'après Régnard. Poème de Jules Adenis et Lionel BonnemèreChapitre 70 sur 75 · LES MEMES, LISETTE · texte numérisé non relu

LES MEMES, LISETTE

LISETTE (a Eraste).

Les notaires, Monsieur, viennent là-bas d'entrer Je les ai mis tous deux dans cette salle basse. Voyez : que voulez-vous, s'il vous plaît, qu'on en

[fasse ?

I RASTI

Crispin ?

CRISPIN

Monsieur?

ÉRASTE

Hélas!

CRISPIN

Hélas !

ÉRASTE

Juste ciel

Uil..

ÉRASTE ' Crisp n

Qu'en ferons nous, dis-moi?

CRISPIN

Tout ce qu'il vous plaira.

Quoi! les renverrons-nous !

CRISPIN

Eh! qu'en voulez- vous faire?. . .

Qu'en pouvons-nous tirer qui nous soit salutaire '

LISETTE

Je vais donc leur marquer qu'ils n'ont qu'à s'en

aller.'

ÉRÂSTE vivement).

Attends encore un peu !... Je nie sens accabler !... Crispin. tu vas me voir expirera ta vue!

CRISPIN

Je vous suivrai de près et la douleur me tue.

LISETTE

Moi, je n'irai pas loin. Faut-il nous voir tous trois Comme d'un coup de foudre écraser à la fois '

CRISPIN s ludainement) .

Attendez... il me vient... le dessein est bizarre... 11 pourrait réussir... j'entrevois... je m'égare Et je nevois plus rien que par confusion

LISETTE

soit l'animal avec sa vision !

Fais-nous part du dessein que ton cœur se pro-

[pose.

Allons, mon cher Crispin, tâche à voir quelque

[chose.

crispin i -

Laisse-moi donc rêver... Oui da 1... non ! si ! pour-

[tant....

Pourquoi non '.... on pourrait.. . . .

V rêve dune point tant otaires là-bas sont dans l'impatience.

Tout d'ici ne dépend que de la diligence.

Il est vrai, mai- enfin j'accouche d'un dessein uni passera l'effort de tout espril humain.

Toi qui parais dans tout >i légère el m vive Exerce a ce Bujel ton imaginative.

Voyons ton bel esprit?

mploi.

«.mi peul en lourberie être au-si tort que toi ? L'amour doit ranimer ton adresse passée

cnispiN

Paix!... silence !... il me vient un surcroit de

[pensée!...

.l'y suis, ventrebleu !...

LISETTE

Bon !

Dans un fauteuil assis. . .

LISETTE

Fort bien !

CRISPIN violent, l'air ins.

Ne trouble point l'enthousiasme où je suis !.. Un grand bonnet fourré jusque sons les oreilles... Les rideaux bienfermés.

usri n:

C'est penser à merveilles !. . .

CRISPIN a I

Va de l'oncle délunt me chercher quelque habit. Sa robe de malade et son bonnet île nuit. l.e< dépouilles du morl feront notre victoire.

LISETTE

.le veux en élever un trophée à la gloire!

Page 1