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I-Lliilrijir

LE RHONE DE GENEVE

HYDROLOGIE

ges n“s 10 à 17 ; la position des jaugeages n“s 10 à 15 est suffisamment rectiligne pour que je puisse les estimer comparables entr’eux. Les jaugeages ii"® 10 à 17 faits à une époque de beaucoup postérieure, sont marqués par un double cercle ; ils sont dans une position très divergente et je proposerai de n’en pas tenir compte.

Vais-je essayer de tracer une courbe entre ces divers jaugeages et en corrigeant ainsi les iri’égularités expérimentales d’en déduire le débit du Rhône pour les différentes liauteurs du lac ? Cela serait licite si nous n’avions pas à faire intervenir l’état des barrages de Genève. Comme nous l’avons vu, suivant que les barrages étaient ouverts ou fermés, le débit de l’émissaire était notablement influencé ; les mêmes relations entre la hauteur du lac et le débit du Rliône que nous aurions constatées lorsque les barrages étaient largement ouverts n’existaient plus lorsque ceux-ci étaient partiellement ou totalement fermés. Nous aurions donc à tracer des courbes diflérentes pour les jaugeages nos 10, 11, 12 et 15 faits sur un Rhône entièrement débarré, pour le jaugeage irt 13, le Rhône étant partiellement barré, et pour le jaugeage irt 14 le Rhône étant complètement barré. Pour les deux dernières de ces courbes nous n’avons à notre disposition qu’un seul point; les courbes seraient indéterminées.

Pour ces raisons, j’ai préféré suivre une marche plus compliquée, mais qui m’a permis de faire intervenir un plus grand nombre d’observations pour la détermination des rapports entre les jaugeages du Rhône et la hauteur des eaux du lac et de tenir compte de l’état des barrages. Pendant l’opération des jaugeages, on observait la hauteur des eaux à la règle fluviométrique Q établie dans le Rhône à côté du profil des jaugeages à la Coulouvrenière, en aval des barrages de Genève ; par un tableau graphique, j’ai pu relier les débits du fleuve et les hauteurs de l’eau me.su rées à cette échelle. Puis j’ai utilisé les lectures journalières faites à l’échelle A, du 14 octobre 1873 au 31 décembre 1874, et en les comparant avec les lectures faites simultanément au limnimètre du Jardin anglais, j’ai eu pour chaque jour le débit du fleuve rapporté à la hauteur de l’eau dans le port ; la correction de la pente de la sortie du lac m’a donné pour ces mêmes valeurs la hauteur des eaux du lac en dehors des jetées de Genève. J’ai divisé les observations en deux séries, comprenant, l’une, la période où le Rhône était entièrement libre, tous les barrages mobiles étant enlevés (du 14 au 30

LE RHONE DE GENÈVE

octobre 1873 et du 12 juin au 7 octobre 1874), l’autre, la période où le Rhône était entièrement barré (du 9 novembre 1873 au le>' mars 1874 et du 8 novembre au 31 décembre 1874) ; puis j’ai groupé mes chiffres en les ordonnant par décimètres de hauteur d’eau, et j’ai obtenu ainsi le tableau suivant : (*)

Etat Nombre

Hauteur de l’eau.

Débit du Rhône.

du ijarrage. d’observations.

Jardin anglais.

Lac.

Rhône ouvert ,

Rhône barré. ;

Je traduis ces chiffres dans le tableau graphique de la fig. 38, qui donne des résultats assez satisfaisants ; les courbes, brisées par les irrégularités des observations individuelles, peuvent être facilement redressées en courbes normales. J’ai porté sur le même tableau les chiffres donnés parles jaugeages isolés ; cinq d’entr’eux rentrent assez suffisamment dans les courbes; en revanche, le jaugeage ii" 13 du 4 novembre 1873 appartient à une courbe intermédiaire; il a dû être fait alors que le Rhône était partiellement ouvert ou partiellement fermé ; puis les jaugeages 15 à 17 divergent très notablement, le dernier surtout en donnant un débit trop grand pour la hauteur du lac observée;

(*) Je ne donne pas ici les chiffres intermédiaires ni le détail des calculs ; on pourra les retrouver dans ma Limnimétrio du Léman. V* série. Bull. S. V. S. N. XVII. 369 sq.

HYDROLOGIE

ce dernier jaugeage fait en 1883 a peut-être rencontré des conditions; de l’émissaire notablement différentes de celles de 1873. Dans l’impossibilité où je suis de faire rentrer ces deux derniers jaugeages dans lerang, j’en suis réduit à devoir déclarer ([u’il y a dans mon tableau incertitude sur les débits du Pdiône quand le lac dépasse les cotes de 2.4 ou 2.5"'.

Quoi qu’il en soit, en régularisant par une courbe moyenne les irrégularités des observations accidentelles, j’admettrai pour les années 1873 et 1874, et pour les années voisines, les débits du Rhône rapportés à la hauteur du lac que voici :

Hauteur

Débit

Hauteur

Débit

du lac. du Rhône.

du lac.

du Rhône.

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