Diiiioiission des résmiltats d'analyse
En étudiant les chiftres et tableaux ci-dessus, provenant de tant de chimistes divers, il me parait qu'on peut en tirer trois conclusions que nous aurons à discuter.
1° Les résultats généraux sont assez concordants.
2° Il y a des différences importantes entre les séries données parles divers auteurs.
3o Entre les analyses faites par le^méme auteur, il y a des différences sensibles.
1» Concordance générale des résultats cVanalyse. Je crois pouvoir établir en thèse générale que la composition chimique du lac, considérée dans son ensemble, doit être invariable, ou que, si elle varie, cette variation doit être progressive et très lente. Mon raisonnement est le suivant : Le volume des eaux du Léman est énorme : 89 milliards de mètres cubes. Dans un tel volume, une variation de 1 milligramme par
CIllMTE
litre d'une substance quelconque do matières dissoutes dans l'ensemble du lac implique un apport en plus ou en moins de 89000 tonnes de 1000 k- de cette substance. Or il y n'y a pas d'agent externe ou interne qui puisse, d'un jour à l'autre, d'une saison à l'autre, d'une année à Tautre, faire varier dans ces proportions l'apport d'une substance. Donc dans sa généralité la composition cbimique du lac est fixe et invariable.
Cependant l'ouverture à l'érosion chimique ou l'épuisement d'un gisement de substances solubles (une couche de plâtre par exemple) qui serait attaqué ou qui cesserait d'être attaqué par un affluent, pourrait augmenter ou diminuer l'apport de cette substance ; dans ce cas la variation dans la teneur des eaux du lac se développerait progressivement, mais emploierait des années et des années à se manifester.
Cela étant, la concordance générale des résultats des diverses analyses n'a rien d'extraordinaire. Ce qui est plus étrange, ce sont les dilïérences entre ces analyses; voilà le point qui doit nous arrêter.
^o Discordance entre les séries (.r(xnalyses faites par les divers axiteurs. Il y a des difTérences graves entre les résultats des divers auteurs.
J'en citerai quehjues exemples.
Je prendrai d'abord la somme du résidu sec, après évaporation, séché à l'étuve avant tout traitement chimique ou caloination et je commencerai par mettre en tableau les chiffres qui nous viennent des divers auteurs.
N°' Auteur 1. ïingry