SQ
durée : 77"''"
97e -- — 14.17 Ainsi donc, malgré les belles allures de l'oscillation à ce moment de la série, il y a encore certaines irrégularités qui peuvent expliquer les différences de durée moyenne que nous avons constatées. Une autre cause encore de ces difterences peut être cherchée dans l'intervention de traces de dicrotisme qui doivent dans certains cas déplacer légèrement l'instant du maximum ou du minimum de la seiche.
Cela étant, ne serait-il pas plus sur de nous en tenir, pour déterminer la durée de la seiche longitudinale du Léman, à une seule mesure faite dans les meilleures conditions possibles? Dans la magnifique série des seiches du 26 mars 1891, je trouve les données suivantes : du 27 mars, 3''!"''" au 3 avril. 6i'32"^'", il s'est écoulé 171 ''31"''", soit 10 291"''". Pendant ce temps, il y a eu 139 seiches longitudinales uninodales. Cela donne à la seiche entière une durée de 74.0'"'".
Très étonné de la durée que j'obtenais dans cette série, notablement plus forte que celle des observations précédentes, je l'ai décomposée en sections qui m'ont donné des résultats assez concordants : De la l'« à la 17'', durée moyenne 74.0'"'" 17 37 — 74.3
De hi 95^ à la 115'', durée moyenne 74.1""" 115 134 — 74.1
ou, en résumé, de la 1"' à la 13!)'- — 74.0
Cette série étant, de toutes, celle qui m'oflre les meilleures conditions de sécurité, c'est ce chiffre, 74""'", que j'allais adopter pour la durée de la seiche longitudinale uninodale du Léman. Mais je constatai bientôt qu'il ne cadre pas avec l'ensemble des observations ; ordinairement les seiches ont moins de 74"""; quand j'appliquai cette valeur au calcul des Innodales par le moyen des seiches dicrotes (procédé Soret, p. 11(3), j'arrivai pour les binodales à une durée de 35.9""", qui est aussi trop forte.
Je cherchai alors s'il n'y aurait pas eu dans les circonstances mêmes de ces seiches du 26 mars 1891 l'explication de cette divergence. Je reconnus qu'elles avaient eu lieu à l'époque des basses eaux, que le lac était k ZL -\- 1.09'", soit à 30'"' au-dessous de la moyenne actuelle, et j'essayai de calculer la correction que cette différence de hauteur, ({uelque faible qu'elle fût, devait apporter à la durée des seiclies. Dans le tableau que je vais donner du calcul des seiches longitudinales du Léman par le procédé du Boys, je diminuai les profondeurs de chacun des éléments de 30"'", et j'obtins en détinitive pour la durée de la seiche uninodale une durée de 16 secondes plus longue que celle que j'avais primitivement eue. La correction que j'ai donc à apporter à la durée des seiches du 26 mars 1891, pour la rapporter à celle des seiches par les eaux moyennes, est donc de 0.3'i'"', et le chiffre de 74.0'"'" est abaissé à 73.7'"'", ce qui est suffisamment conforme avec les valeurs ci-dessus déduites.
Je m'en tiendrai donc à la durée de 73.5'"'" donnée par la moyenne des observations que j'ai utilisées, et en l'ai-rondissant à 73'"'", je continuerai à appelei- seiclies de 73 minutes les longitudinales uninodales du Léman.
Appliquons maintenant à ces seiches longitudinales du Léman la formule de M. P. du Boys (formule 14, p. 83). Je vais donner en tableau l'exemple complet du calcul qui se décompose dans les opérations suivantes : On trace sur la carte hydrographique l'axe probable du mouvement de balancement de l'eau le long du thalweg du lac. On partage cet axe en un nombre assez grand d'éléments, pour que l'on puisse admettre que chacun d'eux a un fond plat; pour chacun de ces éléments, on mesure sa longueui' /, puis sa profondeur // et li"
aux deux extrémités; on prend la racine carrée de /;' et de /<". On
prend la moyenne de ces racines
On divise / par cette movenne, et l'on obtient une valeur , — ;
on additionne les valeurs successives de ~J^^ ;
le total, on le divise par \ </ := 8.182;
et l'on obtient la valeur de t pour la durée d'une demi-seiche.
Dans le tableau suivant, que j'ai simplifié autant que possible, les numéros des profils sont comptés à partir de Genève.
élémenls
longueur /
1 profondeur