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(Fig. 107.) Etat thermique du printemps. 15 mar.s 1881.
(1) Cela montre combien sont imprudents les physiciens qui, en possession d'un seul sondage thermométrique prétendent caractériser la thermique d'un lac. L'étude thermique d'un lac, plus que tout autre étude limnologique, demande une longue série d'observations comparables; elle est œuvre de patience, et non de généralisation hâtive.
(Fig. 108.) Etat thermique de l'été.
20 juillet 1880.
'29 juillet 1880, fig. 108. La stratification thermique est brillamment représentée, depuis la surface où la température s'e.st élevée à 22" jusqu'aux profondeurs de 100"\ où elle est encore à 5". L'échelle qui e.st à côté de la courbe montre bien combien les isothermes sont de plus en plus espacés à mesure que l'on descend dans la profondeur.
La stratification d'automne est bien indiquée dans le sondage n" 6, du 23 octobre 1879, lîg. 109. La surface s'est refroidie depuis l'été ; la tempéra-
ture s'est uniformisée dans les couches supérieures, jusque vers 30'» de profondeur, qui sont à 11". La stratification de l'été persiste dans les couches profondes. C'est la courbe de l'été coupée brusquement dans sa partie la plus élevée ; c'est l'échelle de l'été qui a perdu tous ses échelons supérieurs. J'aurais pu aussi prendre pour exemple le sondage n" 16, du 30 novembre 1880, dans lequel la couche uniformisée dépasse 40'" d'épaisseur, la température de la surface à 9.1" se continuant jusqu'à la couche de 40'" et audelà.
Quant à l'état thermique de Yhlver, il peut être reclier-ché dans les sondages n" 7, du 19 décembre 1879, ou n"^ ^4 et 45, janvier et février 1891, dans lesquels la température est la même depuis la surface jusqu'au fond du lac. Cet état est si simple qu'il mérite à peine d'être représenté graphiquement
(Fig. 109.) Etat thermique de l'automne. 23 octobre 1879.
(Fig. 110.) Etat thermique de l'hiver. 19 décembre 1879. (]\iii mètre.
(fig. 110). Nous avons une ligne verticale, parallèle à l'axe des ordonnées, et notre échelle est sans échelons.
Essayons, d'api-ès les chiffres à notre disposition, d'établir quelle est la courbe normale de la stratification thermique lorsqu'elle est à son maximum de développement. Si je cherche dans le tableau de nos observations les températures maximales observées aux diverses profondeurs, j'ai les chiffres de la première colonne du tableau suivant; je régularise par une construction graphique les irrégularités de ces chiffres et j'obtiens les valeurs de la seconde colonne. Enfin, dans une troisième colonne, je donne le taux de la propagation de la chaleur, en indiquant la variation en millièmes (jj) de degré, pour l'épaisseur
Profondeur
Om
Température maximale observée
Température régularisée
Taux delà variation pour un mètre.