‹ Le Léman, monographie limnologique (volume 2)Chapitre 71 sur 157 · au-dessous de la surface · texte numérisé non relu

au-dessous de la surface

(le Feaii du lac

On surprend dans ces chitïi-es le i-échauffement de l'air par l'eau plus chaude du lac à travers la couche de glace, pai' conséquent la perte de chaleur par l'eau qui se transforme en glace. Le lac, même lorsqu'il est gelé, continue à réchauffer l'atmosphère. — Dans cette phase de congélation établie outre f accroissement d'épaisseur de la glace (') je n'ai à signaler, comme phénomène intéressant, que la formation de crevasses dues à la conti-action des couches supérieures de la nappe glacée sous l'action du froid, ou à la distension des couches inférieures ; la glace doit s'enfoncer pour suivre le ni^^eau du lac qui s'affaisse. Les crevasses qui sont signalées dans la plupart des observations de congélation des lacs mériteraient d'êti-e étudiées méthodiquement ; le géologue y trouverait ceitainement plus d'une analogie intéressante. La formation des crevasses est accompagnée de détonations et de craquements qui intéressent vivement les témoins du phénomène, si j'en juge par les fréquentes citations dans les observations originales. Crevasses et détonations ne se présentent pas sur notre lac.

(1) Ceux que la question occupe trouveront dans mon étude sur la congélation des lacs suisses en 1891 [loc. cit. p. 373] des mesures intéressantes sur l'accroissement d'épaisseur de la glace, entre autres dans les lacs de Morat, d'Alpnach, de Sarnen, de Lungern, de Sempach, de Baldegg, de Hahvyll, de Zoug.

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