‹ Le Léman, monographie limnologique (volume 2)Chapitre 86 sur 157 · C. Etudes et méthode de la Commission genevoise · texte numérisé non relu

C. Etudes et méthode de la Commission genevoise

Le 4 octobre 1883. la Société de Physique de Genève nomma une commission chargée d'étudier la transparence des eaux du lac Léman, sous la présidence de J.-L. Soret. Ont pris part à ces travaux MM. J.-L. Soret, Ph. Plantamour, Ed. Sarasin, C. de Candolle, H. Fol, R. Pictet, Ch. Soret, A. Rilliet, Th. Turrettini et Schmidtgen. (M

Outi'e la méthode du P. Secchi qui lui a donné les mêmes résultats

(1) Piecherclies sur la transparence des eaux du lac Léman, etc. Mém. soc. phys. XXIX, n» 11. Genève, 1887.

qu'à moi-même, cette commission a mis en ceuvre ime nouvelle méthode, que nous appellerons Méthode de la Commission genevoise. Elle consiste à chercher non pas la disparition à l'œil d'un corps éclairé par la lumière solaire, mais à déterminer la limite de disparition d'un corps éclairant plongé dans l'eau. Nos collègues se sont adressés pour cela à des bougies, à des lampes modéi'ateur, à des lampes électriques, soit la lampe à incandescence Edison, soit la lampe à arc voltaïq-ue.

Sans donnei- tous les détails des expériences, nous analyserons ici les résultats principaux de ces belles recherches, à quelques-nnes desquelles j'ai été obligeamment invité à assister.

1" Tout d'abord il y a dans ces expériences à distinguer divers temps dans la disparition du corps éclairant. Une lumière plongée dans l'eau ne tarde pas à s'éteindre à l'œil comme si elle était dans un liquide lactescent; son intensité diminue rapidement; bientôt comme une flamme de gaz dans un brouillard, la lumière s'entoure d'une auréole, en devenant de moins en moins di-ti !•'-'' Elle n'est bientôt plus qu'une nébuleuse de plus en plus pâle avec Line étoile centrale. Celle-ci enfin finit par' dispai-aitre et l'on note alors la limite de la vision nette.

Mais l'eau reste encore éclairée par une lumière diffuse : le miroir dirigé vei's le corps lumineux reconnaît encore qu'il y a là de l'éclairage; on discerne encore les extinctions et les illmninations de la lampe. Cette lumièi-e diffuse devient de moins en moins distincte, jusqu'au moment oii elle dispai-ait absolument et alors on note la limite de la lumière diffuse.

2" Des expériences comparatives ont montré que ces deux valeurs limites augmentent avec l'intensité de l'éclairage, mais sont loin d'être propoitionnelles à cette intensité.

Ainsi, expérience du 48 juillet 1884 :

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