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CHAPITRE PREMIER. INTRODUCTION

Et d'abord, en vingt lignes, les grands traits de l'histoire.

Des époques antéhistoriques, romaines et ancien moyen âge, rien, ou presque rien.

De l'époque savoyarde, nous avons dès le Xlll*^ siècle la mention de bateaux de pèche et de bateaux de transport appelés corsaires, probablement de la taille de nos cochères actuelles et du type de la naue des autres lacs suisses (barque non pontée, à voile carrée, avec une ou deux rames à l'arrière servant de gouvernail).

Dès la fin du XUl*? siècle, les comtes de Savoie organisent une marine militaire, des galères construites par des maîtres génois, qui leur servent à laii-e la police du lac et à participer aux guerres locales. Quand Genève entre en lice, elle se procure de même une Hotte de guerre; de même Berne ; de même la Fi-ance, souveraine du Pays de Gex et de Versoix. Ces galères ont duré jusqu'à la fin du XVI lie siècle.

Dès le milieu du XYII^ siècle nous voyons une transformation de l'ancienne naue, par adaptation de quelques-uns des éléments de la galère, ou une transformation de la galère en un navire de commerce, aboutissant à nos barques marchandes et à nos cochères actuelles. Ce type de bateau, très original, spécial au Léman, arrive à chef dès les premières années du X Ville siècle.

A dater de 18-23, les bateaux à vapeur font leur apparition sur le lac, envahissent tout et supplantent bientôt l'ancienne marine à voile et à rames. Ils sont aujourd'hui d'importance dominante.

Enfin dans la seconde moitié du XlXe siècle, les rapports internationaux se multipliant, nous ont apporté une loulede bateaux de types exotiques, yachts de plaisance, yoles de chasse, yoles de course, canots, péniches, bateaux à moteur mécanique, à vapeur d'eau, à vapeur de naphte, à benzine, et aussi chalands de divers modèles pour le charroi des grosses marchandises. Cette batellerie cosmopolite n'a rien d'original et ne nous occupera pas.

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