‹ Le Léman, monographie limnologiqueChapitre 147 sur 174 · ENGINS DE PÊCHE · texte numérisé non relu

ENGINS DE PÊCHE

lac, arrive jusqu'en beiiie près de Genève, est prise au grand-lilet, senne ou monte, de mi-mai à mi-juillet par les pêcheurs de la Belotte et de Genthod.

La Graveiicltc, aujourd'hui très rare, vit au milieu des grandes troupes de Feras et se pêche comme elle. Elle s'en sépare en temps de frai pour chercher des fonds graviéreux, vers les embouchures des rivières. C'est là, quand ce poisson était encore assez abondant pour qu'il valût la peine de le poursuivre, qu'on le péchait à la monte ou à Fétole.

La Truite se prend surtout dans les nasses, soit dans les rivières affluentes, soit dans le Pdiône émissaire. — Dans le lac, le grand-filet et le pic font parfois des pêches heureuses de Truites en juin et juillet; mais c'est surtout la ligne flottante, fils à hameçons amorcés de poissons vivants, tendus au large sous '2 ou 4™ d'eau, qui est le grand engin de pêche de la Truite dans le Léman. Depuis 1860, la pêche à la ligne traînante promenée derrière un bateau, au large, a été introduite et développée dans le lac ; l'hameçon est amorcé par un appât artificiel, poisson de gutta percha argentée.

VOmble chevalier se prend dans des étoles tendues au large par des fonds de 40 à 80'" tout spécialement autour des omblières (Crayères de l'Omble) ; les pics aussi en prennent beaucoup. On léchasse à l'aide de fils à hameçons amorcés de poissons vivants ou morts, reposant siu^ le sol jusqu'à cent ou deux cents mètres de fond.

Le Brocliet est pris dans l'étole tendue en beine à l'époque du frai, ou au fil dormant, les hameçons étant amorcés de Vangerons ou de Chevaines, au bord du mont.

Les Poissons blancs pour les amorces des hameçons sont pris dans des étoles à petites mailles, de 10 à 20"ii", dites goujonnières, tendues en beine.

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