RÉSUMÉ 6G
Le volume des eaux est 88.020 millions de mètres cubes ou 88.92'^'"'. <I. 27.)
La profondeur moyenne est 152.7'". (I. 27.)
La pi'otondeur maximale est 309.7'". (I. 28-48.)
Tl ne renferme pas d'iles; son insularité est nulle.
La vallée du Léman a été creusée par le Rhône tertiaire ; de pente primitivement continue, elle a été transformée en cuvette par l'aifaissement de sa partie amont, lors de l'abaissement général du massif des Alpes, consécutif à sa surélévation du début de l'époque glaciaire. Théorie érosionniste Ch. Lyell et F.-A. Forel. (ï. 204-266.)
L'alluvion impalpable déposée sur le plafond de la région profonde est de plus en plus calcaire à mesure que l'on s'éloigne des bouches du Rhône du Valais. Elle contient en silice, silicates et résidu insoluble dans l'acide chlorliydrique :
70% dans le cône d'alluvion immergé du Rhône; 60'Yo dans la partie occidentale du Grand-lac ; 50 o/o dans le Petit-lac.
Quant à la partie soluble dans l'acide, signalons, à côté de la chaux, en forte majoi'ité, une petite quantité de magnésie; constatons aussi l'absence absolue de gypse. (L 116-128.)
Le débit moyen du Rhône à Genève est 252'i^7^^'^- ^ ce taux le volume total de l'eau du lac s'écoulerait en 11 ans. (I. 445-451.)
Le bassin d'alimentation du Léman, y compris la superficie du lac, mesure 7412"^'"", dont près de mille kilomètres sont en nature de glaciers et de neiges éternelles. (L 349.)
Dans l'ancien régime du lac, avant la correction de l'émissaire en 1884, l'amplitude de la variation annuelle était en moyenne 1.542'». (l. 495-496.)
Le maximum absolu, 16 juillet 1817 ZL + 2.886'».
Le minimum absolu, 18 février 1830 ZL + 0.224'«.
Amplitude des variations extrêmes 2.662"!.
Une différence de 6.74'^"7^^'^ entre le débit de l'émissaire et celui des affluents amène uno variation de hauteur du lac d'un millimètre en 24 heures, i^m/j^
La crue la plus rapide connue est celle du 2-3 octobre 1888 qui a
donné : (I. 552.)
En 2i heures 254"""//.
En une heure 13i'"»//j.
Dans le régime moderne, depuis la mise en jeu des barrages de Genève, en conformité de la convention intercantdnale du 17 décembre 1884, et suivant le règlement du 7 octobre 1892, les cas de foi-ce majeure exceptés :
Le maximum de hauteur du lac est ZL -f 1.70"".
Le minimum normal ZL -j- l.lU'".
Le minimum des années bisextiles (dulSmars au 15avri])ZL+0.90'".
L'ouverture des barrages doit être telle que le lac descende :
En janvier à la cote ZL + 1.50™.
En février — ZL + 1.30™.
En mars — ZL + l.^O"'.
En avril et mai — ZL + LIO"». (')
Les mouvements de l'eau, ses oscillations, ses vagues, ses dénivellations, ses courants, n'offrent rien de spécial dans leur rythme ; leur grandeur et leur période dépendent non seulement de l'étendue et de la profondeur du bassin, mais encore de l'intensité de l'action qui a provoqué ces mouvements ; elles sont essentiellement variables. Les seiches, au contraire, ont leur rythme déterminé uniquement par les dimensions du bassin dans lequel l'eau oscille; elles sont caractéristiques pour chaque lac.
Dans le Léman, la période (2 t) des seiches est: (II. 119-152.) Seiche longitudinale uninodale 73-5 ™"'.
Seiche longitudinale binodale 35.5 —
Seiche transversale uninodale (Morges-Evian) 10.0 — Seiche transversale binodale 5.0 —
La plus grande hauteur connue des seiches mesurées à Genève (où elles sont quatre fois plus hautes qu'à Villeneuve) a dépassé 1.87™ le 3 octobre 1841. (11.136-142.)
La plus longue série connue de seiches est celle de Genève, 26 mars au 3 avril 1891 : 145 seiches uninodales de 73™'". D'après le taux de l'amortissement, ces seiches auraient été réduites à zéro à la fin de la 9^ journée, après 182 oscillations complètes. (11. 110-112.)
Les plus grandes vagues connues sur le Léman, 20 février 1879, mesuraient 35™ de longueur iJaon (jg période, 73™/»*''" de vitesse de transmission; leur hauteur en plein lac devait éti'e de 1.7™. (II. 237.)
(') Règlement de manœuvre des liarrages élalilis à Genève. 7 dclulire 1902.