‹ Le Léman, monographie limnologiqueChapitre 155 sur 174 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

La limite d'action des vagues sur le sol est à 9^ au-dessous de la nappe des eaux. (IL 266.)

La plus grande vitesse des courants mesurés sur le Léman est de 18m/niin (^|i 285.) Les courants directs et les courants de retour des grands vents qui tordent, déchii-ent et charrient au loin les filets des pêcheurs sont certainement de puissance beaucoup plus forte. (11. 282.)

Au point de vue thermique, le Léman appartient à la classe des lacs tropicaux sub-tempérés (Forel). (IL 302.) La température des couches profondes varie (vai-iation cyclique) de 4.0° à 5.5^", (11. 344.) avec réchauffement de 0.1° à 0.2^ par an, quand l'hiver n'est pas assez sévère pour pousser son action de refroidissement jusque dans les plus grandes profondeurs. (11. 356.)

La température de siuface dans la région pélagique varie (variation annuelle) de 4.(> à 24° (11. 321); la variation journalière est dans les beaux jours d'été de 2»; exceptionnellement elle s'élève à 4° (11. 320) : dans la région littorale, la température de surface varie de O.Oo à 25» et plus. (IL 327-333.)

Dans les couches superposées, la variation journalière se fait sentir, très atténuée, jusqu'à 10 ou 20^ de profondeur, la variation annuelle jusqu'à 120"!, la variation cyclique jusqu'au plus pi-ofond du lac. (II. 365.)

Le Léman n'a jamais été congelé dans les âges historiques. (IL 371.) On constate cependant quelquefois, dans les temps de calme, à la fin de l'hiver, des radeaux de glace lamellaire dans la région pélagique du Petit-lac, qui se comporte alors comme un golfe. (IL 389.) On a vu la même apparition dans les golfes du Haut-lac, de Clarens à Villeneuve, en février 1891. (IL 395.)

La transparence des eaux du Léman s'exprime par les chiflres suivants :

La limite de visibilité est en moyenne de 10.2'". Elle varie d'une saison à l'autre. Elle est en moyenne de 7.3'" dans les mois d'été, de mai à septembre, de 12.5m en hiver, d'octobre à avril. (IL 421.) Elle varie d'une station à l'autre, les eaux étant d'autant plus claires que l'on, s'éloigne plus des bouches du Rhône du Valais.

Elle est en moyenne annuelle

à Meillerie 9.0™

à Pnlly 9.7

à Evian 10.4

à Morges 10.1

à Thonon 11.3

à Nernier 11.0. (11. 420.)

Le maximum de transparence observé est une limite de visibilité de 21.0m au large d'Ouchy, le 21 février 1891.(11.423.)

La limite d'obscurité absolue pour le chlorure d'argent est par 45™ en été, par 110m en hiver (Forel) (11. 438.), pour le iodo -bromure d'argent par 200'" (Fol et Sarasin). (IL 441.)

La couleur de l'eau s'exprime par le n" IV de la gamme Forel, ce qui se traduit par la couleur d'une couche, de un centimètre d'épaisseur, d'une solution de : (IL 465-469.)

Cliromate neutre de potassium 45

Sulfate de cuivre 455

Ammoniaque 2 275

Eau distillée 97 225

100 000 ou la longueur d'onde 'l =:495[j.ti.. (H, 466.)

La composition chimique des eaux du lac est, en matières dissoutes :

Cl 1.2

CaO 62.5

MgO 9.7

Na^O 5.6

Si 02 3.6. (11.586.)

Ce qui se traduit par la composition, probable, par litre : Silice 3.6mb7k?.

Chlorure de sodium 2.0

Sulfate de sodium 10.4

Sulfate de potassium 3.7

Sulfate de calcium 49.8

Carbonate de calcium 74.9

Carbonate de magnésium 20.4

Matières organiques, pertes et divers 10.2

Résidu fixe 175.0 (11.587.)

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