‹ Le lendemain de la mort, ou, La vie future selon la scienceChapitre 70 sur 81 · Plaramarion, Merveilles célestes ^ in-2, p · texte numérisé non relu

Plaramarion, Merveilles célestes ^ in-2, p

de glaciers descendus des montagnes dans les plaines, tenait à un affaiblissement momentané de l'intensité de la lumière du soleil. Aevenu plus tard à son éclat ordinaire, le soleil fît disparaître les glaces qui avaient couvert la terre d'un manteau de mort*.

J'ai dit qu'il est des étoiles doubles, c'est-à-dire des mondes éclairés par deux soleils, quelquefois par trois ou quatre. Ce qu'il y a de curieux, c'est que presque toujours l'un de ces soleils est blanc comme le nôtre, mais que le second est coloré : il est bleu, rouge, jaune ou vert. Dans la constellation de Persée^ par exemple, on peut s'assurer facilement, avec un bon télescope, qu'il existe une étoile double. L'étoile v) est , en effet , accompagnée d'une seconde, qui fait partie du même système solaire. Or cette seconde étoile est bleue. DanI la constellation d'Ophiuchus il y a un pareil système d'étoiles doubles ; l'une de ces étoiles est rouge et l'autre bleue. Cette même particularité se remarque dans une étoile de la constellation du Dragon. Une étoile double de la constellation du Taureau est également rouge et bleue. La même disposition se retrouve dans l'étoile •n d'Argo.ll est des systèmes solaires doubles rouges et verts ; tels sont ceux de la constellation à^ Hercule j de la Chevelure de Bérénice et de Cassiopée. D'autres systèmes solaires doubles sont jaunes et verts, et quelquefois jaunes et bleus. A cette catégorie appartiennent les étoiles doubles de la Baleine^ de F^ri-

1. Voir notre ouvrage la Terre avant le déluge, in-8 illustré, b' édition (Période glaciaire, pages 402-440).

dan, de la Girafe^ d'Orwn, de la Licorne, des Gémeaux, du Bouvier et du Cygne^.

Dans tous les mondes éclairés par ces soleils bleus, rouges, jaunes et verts, la lumière doit présenter des effets bien étranges, effets que la science des peintres peut à peine se représenter, ou plutôt dont nous ne pouvons nous faire aucune idée, nous qui ne connaissons que la lumière blanche de notre soleil , nous qui ne comprenons la nature qu'avec l'apparence qu'elle revêt à nos yeux sur le globe où nous sommes confinés. Qu'est-ce donc si nous devons nous figurer des planètes qui soient éclairées, pendant le même jour, par deux soleils, lesquels se suivent et sont d'une couleur différente î II est midi et un soleil bleu inonde la planète des flots de sa lumière indigo. Les parties très-éclairées par le soleil qui les frappe, sont d'un oleu éclatant, d un resplendissant azur; les parties non éclairées sont d'un bleu noir; les demi- teintes sont d'un bleu sombre. Les nuages, les eaux, la végétation, participent de cette teinte générale. Les étoiles s'aperçoivent dans le jour, à cause de la faible illumination du ciel. Mais, pendant que le soleil descend, voici un second soleil qui apparaît au bord opposé de l'horizon. Il est rouge et des radiations purpurines annoncent son aurore. Les lueurs augmentent et l'on croirait qu'un immense incendie s'allume à l'orient. Pendant que de ce côté la coloration pourpre s'étend de plus en plus sur le ciel, au couchant les rayons bleus s'accumulent et colorent de reflets d'azur les courbes

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