LÀ VIEILLE
l'en mourrai.
gàlughet.
Ne te gène pas; mais va mourir dehors. Que tout le monde sorte, et vite. Laisses-moi m'occuper des affaires de TÉtat. {On se retire. Vn vieil' tord resfe. ) Eh bien y l'ancien, ne m'as-tu pas en* tendu ?
LE TIfiILLAED.
J'ai quarante-cinq ans de service, j'ai été blessé vingt fois, j'ai assisté A trente batailles, et J'en ai gagné deux : j'étais lieutenant général.
GÀLUCHEf . ^
Sans vouloir t'otfenser , mon vieux , j'en ai dé« moli qui te valaient bien.
LE VIEnLAlD.
Plusieurs valaient mieux que moi. Je ne viens pas disputer de votre mérite et du mien ; je viens vous adresser une prière. Mon fils est en prison....
GALUCHET
Tu esl'ex-général Hermann? Ton fibm'a insahé; tu ne le verras pas.
iE YlEIUÀllD.
Je TOUS demande pardon pour liri.
6ALUCHET.
Je ne pardonne rien à personne. Va-t^en.
LDERIA.
Faia-ini grâce é ce bonhomme ; laisae-loi Yoir son fik.
GAIUCHET.
r Non.
LIBBEU.
Je t'en prie , je le veux ; accorde^lui cela pour Tarnoor de moi.
GALUGHET.
Il faut que je t'aime 1 {Au général.) Eh bien I lu Terrhs ton fik. (A un de ses hommes.) Faia-lui donner un laisser-paaaer.
LE TIEULABD.
Merci,
GILVGHET.
Ce n'est pas moi qui te lais cette grâce : c'est Libéria. Remercie-la.
u TiEUXABD, avec effort Madame, je vous remercie. (Il $e retire.)
GALUGHETy à Libéria.
Ne me fais plus faire du sentiment^ ça m'em-»
166 LE LENDExMAlN
béte. Tous ces gueux d'aristos ne valent pas une parole de ta bouche. Celui-ci, que tu viens d'obliger, te méprise.