‹ Le lendemain de la victoire: visionChapitre 4 sur 68 · M. DELORME · texte numérisé non relu

M. DELORME

Cecrieur est en contravention. Les bons citoyens ne devraient pas écouter.

SIMPLET

Bourgeois, silence et respect, ou mets- toi en garde ! Le gamin m'a l'air de jaser gentiment.

DE LÀ YICTOIRE. 5S

OALUCnET.

Citoyens , quoique sans pécune, je ?eux faire un sacriOce en faveur du peuple. J'ai acheté ce journal pour le vendre, mais vous n'avez pas tous de quoi le payer ; je vais vous le donner. Écoutezmoi ça ; ça sort tout chaud de la )>Iume d^un de vos défenseurs. Quand on manque de pain, l'espérance ranime et la vérité nourrit.

{Applaudiêitmentê.)

K. DILOIXA.

C*est intolérable. Je vais chercher la police.

BllIPtÉR.

Va la chercher. Do ses os noua ferons des allumettes pour brûler ta maison.

GiLUGHET. {Il lit.)

« Peuple , nous avons foi en ta sagesse et en ton palriolisme; tu M'oublieras pas que tu es le premier peuple du monde , et que de ton inspiration sort tout ce quia vie dans la raison humaine, tout ce qui se réalise dans les institutions sociales.

«Peuple, tu voteras pour la révolution, cVst-a-dire pour la république contre la monarchie , pour )a liberté contre le des* potisme , pour la raison contre la superstition, pour le Irâyail contre le capital , pour la France contre les Cosaques.

«Tu délivreras le monde des rois et des bourreaux, des esclaves et des maîtres , des prêtres et des hypocrites , des usuriers et des voleurs, des peuples opprimés et des peuples oppresseurs.

« Tu voleras pour h république démocralique et sociale ! »

Voilà. Qu'en dites-vous? Est-ce tapé?

{Bravos, cris. — On achète le journal.)

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