LES PAYSANS
Oui. Mène-nous au trésor.
SECOND SOLDAT, à pavl.
Le trésor, c'est le temps ; il s'agit de ie gagner. {Haut.) Eh bien , non ; je ne veux pas trahir la république : j'aime mieux mourir.
LES PAtSANS.
Allons, sois raisonnable , on ne te fera pas de mal.
SBOOIO) SOLDAI.
Tuez-moi. Vive la soc!
Vn PÂTSAM.
Il ne connaît pas de trésor, il n'y en a pas : il nous entortille.
SEGOHD SOLDAT.
Quand vous m'aurez tué , vous n'aurez qu'à chercher dans mes poches ; vcms tit^uverez un petit échantillon de la chose, et vous serez crânement vexés de n'avoir pas tout... Ça me consolera.
LES PATSANS.
ConduisHOOUs au trésor, tu auras ta part.
SECOND SOLDAT
Je veui un quart pour moi seul, et tout en or. C'est à prendre ou à laisser.
LES patsahs.
Viens, tu auras ton quart.
SEGOIID SOLDAT.
En or ?
LES PATSAH8.
Oui.
SECOND SOLDAT
Eb bien^ lâchez-moi. Vous voila quatre ou cinq. Deux suffisent pour me garder. Que les autres
aillent cbercber des paoiers, des iorches at iio« échelle , la plus longue qu^ils pourront trouver. Ne dites rien. Il ne faut pas que tout le village vienne avec nous.
{Les paysans se consultent un moment. Deux
d'entre eux restent auprès du soldat, les au-
très s'éloignent.)
SECOND SOLDAT, à part.
Ça prend I Ce que c'est que d*avoîr vu jouer des mélodraiiMB, et de connaître Tavarice des villageois 1 Attention, maintenant! {À Vua des deux paysans.) Vois donc un peu le gousset du camarade : il doit n'être pas vide.
{Les deux paysans courent au mort^ le soldat les
suit, et les frappe d'un poignard pendant qu'ils
dépouillent le cadavre. Il s' empare ensuite d'une
blouse et d'un bonnet.)
Ki vu ni connu , je t*embrouille ! {Il se sauve.)
(Place du village. Les habitants sont rassemblés en grand nombre
devant Péglise en décontbres.)
UN VŒLLAED.
Ils étaient douze^ il n'en reste pas un. Tous
sont taés. On les tue partout dans les environs. UH JEONE PÀTSAïf, occoufant.
Sauyez-vous! Nous allons tous périr. Sayez-yous qui sont ceux qui viennent de tuer les soldais? ce sont les Gcrvais!