GRIFFARD ET LES AUTRES
Tiens ! tiens ! ( Tous frappent. Le Vengeur tombe perd de cent coups.)
GALUGHET.
Mes amis 9 le tyran est mortl Souvenez-Tous que c^est moi qui Tai tué ! Nous sommes libres ! Vive la paii ! vive le commerce ! vive le plaisir ! vive l'Empereur! (A Chenu.) Vite, en parlementaire aux avant-postes ! et n'oublie rien de ce que tu dois dire. {Ils sortent. Presque au même instant le pire Alexis franchit la barricade.)
LE PÈRE ALEXIS
Grand Dieu, grand Dieu, juge terrible! c'est assez de colère! Miséricorde, 6 mon Dieu! (/( aperçoit le Vengeur.) Voici rhomme qu'on vient de massacrer. Voyons s'il respire encore. (/I s'approche du Vengeur^ le relève, et l'assied contre un mur.) Mon frère ! mon frère I
LE VENGEUR, aVCC cffort.
Qui es-tu?
LE PÈRE ALEXIS
Je suis prêtre, et je viens vous ouvrir le ciel.
LE VENGEUR
Il n'y a pas de ciel pour moi.
LE PÈRE ALEXIS
Qui que vous soyez et quoi que vous ayez fait^ le ciel ne se fermera pas à votre repentir.
LE VENGEUR
Laisse-moi ! je suis le Vengeur, et je ne veux pas me repentir. (// meurt.)
LE PÈRE ALEXIS
Malheureux ! le seul vengeur est là-haut ; (u n'étais que la vengeance ! (// ferme les yeux du cadavre^ prie un moment, et s'éloigne,)
(La scène est dans l'empire des Ombres, région des \oleurs.) MANDRIN, UN AUTRE.
Voici un nouveau venu dont la mm& n^'est ^uhae modeste. Il a eu sans doute quelques affaires d'é* clat, et il croit, comme tous ceux qui amvent aujourd'hui , qu'on ne savait rien faire autrefois. L'histoire est bien négligée mainlenani çn Europe. Monsieur, votre serviteur.
l' AUTRE.
Salut, frère.
Frère! Vous le prei^x sui? ^^ ^^^ familier. Sans doute nous sommes frères de destinée actu^UefOMsnt, et nous le fûmes de proléssiçn. Néanmoins, il y a chez nous aussi des grades et des re^pnajffiées dignes
de respect, du moins entre nous. Vous parlez a un chef de bande.