LP. FORUM F.T I.F VATICAN
citerons le tombeau du père de l’empereur Héliogabale avec une inscription double, en grec et en latin ; l’autel trouvé sur le Palatin (45) qui est probablement celui où Auguste lui-même sacrifiait aux dieux Lares; les cippes (248, 417, 420 etc.) trouvés près du mausolée d’Auguste et qui indiquaient les lieux où furent brûlés les cadavres de plusieurs personnes de la famille des Césars. Le mausolée d’Auguste servit en effet de tombeau à sa famille ainsi qu’aux Empereurs flaviens. Les Antonins eurent pour sépulture le môle magnifique d’Adrien; château Saint-Ange aujourd’hui. On croit que la tombe des Sévère s’élevait sur la route de Frascati. Les restes de tous les princes de ces familles furent brûlés. La crémation, cependant, n’était pas générale à Rome ; quelques maisons illustres ensevelissaient toujours leurs morts. Ainsi le prouve le monument le plus curieux peut-être de tout le musée, le tombeau de L. Cornélius Scipio Barbatus, consul l’an 456 de Rome et qui eut pour arrière-petit-fils le fameux Scipion l’Africain.
Le sarcophage en pépérin, si simple, mais d’un grand style dorique, fut trouvé en 1780 avec plusieurs autres et un grand nombre d’inscriptions précieuses près de la porte Saint-Sébastien, en dedans de l’enceinte d’Aurélien, mais en dehors de l’ancienne porte Capéne.
Il plaît doublement aux yeux, comme un monument des périodes les plus reculées et comme un souvenir de la République, tandis que la plupart des œuvres du Vatican sont de ces temps où l’Empire tâchait de cacher le despotisme et l’avilissement sous les splendeurs de l’art.