I.E FORUM FT LE VATICAN
cette salle est le Commode colossal en Hercule. Cette statue en bronze doré d’une valeur intrinsèque trèsconsidérable, fut découverte en 1864, en creusant les fondations d’une maison située près des restes informes du théâtre de Pompée. On ne peut s’empêcher de croire quelle fut cachée dans ce lieu, lors de Tune des invasions barbares. Mais comment la tradition n’en est-elle pas restée? Rome est la ville des mystères. Un pied seul manquait. Encore peut-on croire qu’il fut dérobé et fondu par les ouvriers. On nomme cette statue, achetée par Pie IX, l’Hercule Mastaï.
Dans cette salle se trouve aussi la Junon colossale si majestueuse et si fière ; un grand buste de Julia Domna cette femme de Septime Sévère, pleine de tous les rêves de l’Orient idolâtre, et qui fit écrire la vie d’Apollonius de Thyane : la statue de Nerva, l’Antinoüs colossal en Bacchus. On le reconnaît à sa large poitrine ; il est représenté debout, majestueusement drapé, un thyrse à la main, et couronné de verveine et de lierre.
Dans la salle suivante qui conduit à la galerie dite des Candélabres, on a placé quelques morceaux en granit rose dans le style pseudo-égyptien à la mode du temps d’Adrien, et de charmantes mosaïques en marbre de couleur provenant des villas de cet empereur. On y trouve encore deux immenses sarcophages en porphyre qui continrent les cendres de sainte Hélène mère de Constantin et de sainte Constance fille de cet Empereur. Le second qui fut découvert près de Sainte-Agnès • montre un curieux mélange d’idées chrétiennes et païennes ; il offre une preuve de la décadence rapide de l’art au ive siècle.
Parmi les curiosités du musée Pio-Clementino, nous