‹ Le libéralisme dans la province de Québec [microforme]Chapitre 5 sur 23 · V. Empies qu l France, il ‘ils sont d'u · texte numérisé non relu

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te la perversité de leurs desseins, et ils se promettent de joyeuses ripailles, après avoir adroitement et poliment éconduit de son domaine le Dieu dont le peuple veut qu'on respecte l'autorité partout où il est.

Cette doctrine erronnée, ou plutôt ce criminel délire. qui affirme que la politique est par sa natureen dehorsde toute religion, pleinement indépendante, et que par sui: t: l'autorité spirituelle ou ecclésiastique n'a pas le moindre contrôle à exercer sur elle, est d'une extrême fécondité et la plupart de ses fruits sont des catholiques Hbéraux. Aussi, nos libéraux impies s’efforcent-ils de la loger dans toutes les têtes et de l’y river pour toujours À la vérité, le très-grand nombre des catholiques lbé-

vaux la rejettent dans toute sa crudité native ; mais ils

l'acceptent sitôt qu'ils croient y découvrir un point qui leur permette de la mettre en contact avec quelque chose de l'affirmatian catholique. Ils s'imaginent alors que l'erreur a été en quelque sorte baptisée, et qu'elle n'a plus rien de redoutable, C'est ainsi que, pour les uns, elle a reçu le baptême dans €: fam'ux initif qui reconnait aux prêtres le droit de se mêler de politique comme citoyens et à la manière des simples citoyens : que, pour les autres, elle l'a reçu dans cette restriction qu'ils y mettent, savoir, qu'il v a révllement des cas, quoique très-rares, où l'autorité spirituelle peut intervenir en politique, mais seulement quand c'est urgent et d'une évidente nécessité, Et ils sous-entendent qu'il n'appar tient qu'à eux seuls de juger quand il y a urgence ou nécessité. De fait done et en pratique, 1l arrive que lex catholiques Hbéraux, tout comme les libéraux avancés, banuissent la religion de la politique. Aussi, Papplication, même à outrance, de la loi dite de l'influence indie à nos évêques et à nos prêtres, est-elle le fait de nos catho:

liques libéraux Les protestants sans fanatisie, corn il y en a beaucoup au Canada, n'auraient jamais osé nn voulu prendre cette initiative,

Ni grand nombre de nos libéraux impies se déguisent at se cachent, ilest nécesaire que quelques-uns au moin: se montrent tels qu'ilssont et parlent ouvertement

+ ‘atter ur on ne peut pas semer et propager une doctrine quel qui f ‘onque sans se montrer ni parler. Ces quelques-uns, 4,4

nous l'avons vu, ne font pas défaut, et ils s'expriment avec une désinvolture, une audace et une impudence qui atteignent la perfection du genre. Sans vergogne aucune, ils sont très-experts dans l’art de mentir, et ils connaissent au parfait quels ressorts il faut faire joucr pour imprimer certains mouvements à la bêtise humaine et la mettre à leur service, Profitant donc de tous ces avantages qui leur sont propres, ils procèdent avec d'autant plus d'assurance que leurs amis, dans l'ombre, et les catholiques libéraux, ouvertement mais avec inconscience, leur prêtent un précieux et puissant secours. Et c'est alors que nos impies, qui se dissimulent et se cachent, jouent un rèle d’une grande impor-

. Tout en feignant de déplorer on ne peut plus les ex: ces de plume qui se commettent, ils entonnent une antienne qu'ils savent fort bien dans le ton qu'aiment à moduler les catholiques libéraux, et que ces derniers continuent avec entrain et répètent même à satiété. Ils disent done que le plus sage est de ne tenir aucun compte de tels excès, et de les laisser passer sans rien dire ; que paraitre ÿ prêter attention et s'en inquiéter leur donnerait une importance qu'ils n'auraient pas autrement. Quant à certaines Iniquités commises, ou sur le point de Pêtre, contre la liberté et les droits de l'Eglise, ils prétendent que la prudence conseille de s’en tenir à une simple protestation, qui finira tôt ou tard par toucher les cœurs bien disposés : que vouloir maintenant aller

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au-delà de ce que dicte cette prudence et réclamer ave: énergie et persévérance pourrait tout gâter et tout perdre, vu les obstacles qui se dressent de toutes parts ; que le seul parti à prendre est d'accepter la situation telle qu'elle est, d'en tirer le meilleur parti possible en atättendant mieux, et puis enfin de compter sur l'avenir. Qui fiuit toujours par aplanir les difficultés et les résoudre d'une manière équitable.

Insidi-usement pris dans cet engrenagv et vigoureusement lancés, nos catholiques libéraux se mettent aïsément en frais d’éloquence. Ils brodent done sur le thêm: qu'on leur a fourni et ils concluent en demandaut, au nom dela pa'x, de la charité, de la modération ét du scandale à évi, r, qu'on se tuise en présence Ge tes doctrines et de ces actes qui blessent la justice et la vérité, et cela, sous prétexte d'éviter tout ce qui pourrait ageæraver une situation déjà fort difficile. Ils som d'avis qu'il vaut mieux sacrifier en tout ou en partie la vérité et la justice, que de soulever des discussions retentissantes et d'exposer les méchants à s'irriter davantage. Il arrive ainsi que, par le fait des catholiques libéraux et des impies aux trompeuses livrées, le mal et l'erreur ont leurs franches coudées et parviennent rapidement à dominer partout.

Ilest impossible, après sérieux examen, de ne pas re connaître que, par le fait des libéraux impies, tout a été et est encore très-habilement combiné chez nous de façon à leur permettre de déchristianiser la Province de Québec, et que les succès, obtenus en ce sens jusqu'ier. leur sont un gage de la réalisation plus ou moins prochaine de cet infernal projet. L’audace toujours croissante des prédicants de doctrines subversives et anti-religieuses ; la parfaite dissimulation de leurs complices, qui font métier d’endormir toute vigilance et de calmer toute crainte, en répétant que le mal ne sera que passager

et tombera de lui-même, si l’on se contente de le mépri ser ; l'attitude enfin des catholiques Hbéraux qui ne sem: blent rien tant redouter que la lutte contre les impies parceque, disent-1ls, elle les aigrit, les irrite outre me sure et de simples adversaires, avec qui l'on peut finr par s'entendre, les transforme en ennemis irréconcila.

bles : tout cela nous a letés dans la terrible impasse qu J

uous traversons, et nous eonduira infailliblement à la

bime, si l'on n'y apporte promptement remede. Puis se-t-1l n'être pas déjà trop tard !

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