‹ Le libéralisme du P. HyacintheChapitre 13 sur 19 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Père Hyacinthe,

Puissent ces quelques pages vous paraître Texpression d'une conviction sincère, le cri spontané d'une âme libre qui, connaissant le caprice et la partialité des hommes, se préoccupe de la vérité et non de leur faveur! Puissent-elles, lorsque le silence se sera fait de nouveau autour de vous, vous amener à réfléchir sérieusement sur cette vérité : ce qui sauvera la société, ce qui fera refleurir la religion, ce ne sont pas des concessions de doctrines, des équivoques, des demi- vérités, frêle barrière que tout cela contre Tennemi qui s'avance. Le salut est dans la restauration de la société chrétienne. Le salut, c'est le Christ replacé au sommet des intelli-

gences et au plus profond des coeurs ; le Christ reprenant possession du foyer domestique et de la cité; le Christ pénétrant de sa doctrine renseignement, la législation, Pautorité; le Christ en haut, en bas, au milieu, partout-, le Christ Roi et Père, juge et sauveur, lumière et vie. Voilà le salut !

Mais pour garder le Christ, il ne faut pas bannir r Église, qui le manifeste, d'un ordre social où elle a régné pendant quatorze siècles. Ce n'est pas impunément que Ton tente de pareilles expériences sur une nation où la foi catholique a pénétré jusqu'à la moelle des os. Si vous éteignez dans un homme la foi de sa jeunesse, de son âge mûr, la foi dans laquelle il a vécu, il a grandi, la foi qui s'est incorporée à lui, qui s'est identifiée à lui, dont il ne peut plus se séparer sans cesser d'être lui-même; ce n'est pas le catholicisme seulement que vous détruisez en lui, mais la foi en Jésus-Christ, la foi en Dieu, la notion du droit, le sentiment du devoir, l'idée même de la vertu !

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