Herbert Samuel, op. cit., p
qu'assignent les libéraux à Faction gouvernementale. « L'Etat est, dit-il, justifié à faire voter « toute loi ou à accomplir toule action qui, indé- « pendamment de ses conséquences ultérieures est « de nature à augmenter la somme totale du bonheur «humain. » (1). On objectera, sans doute, le manque de précision de cette formule et la difficulté qu’éprouvera le politicien à s’en servir pour les applications pratiques : peut-être vaut-il mieux se résoudre à ne pas condenser, en une simple phrase, une question si complexe, et n’admettre l'intervention administrative que dans les cas où l'individu serait incapable de faire ce que lui commande son intérêt, on ne pourrait le faire qu'au prix d’excessives dépenses d'énergie ou d'argent. La misère, par exemple, doit être secourue, mais sans loutefois encourager l’oisiveté et la prodigalité et écraser le travailleur au profit du vicieux ou du paresseux. Rédigée par les représentants de la nation, destinée à assurer le bonheur de la totalité ou de l’immense majorité, la loi ne doit pas revêtir le caractère de privilège exclusif de quelques uns : elle doit éviter d'introduire, dans l’organisation de la société, un trouble révolutionnaire et c’est l'observation de ces quelques simples règles que ne perdra pas de vue le légistateur (1).