WEBSTER, N.Y
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l'illustre prélat préposé au gouvernement de ce diocèse el de celte province ecclésiastique; et la haute surveillance qu'il exerce sur cette Université, fait qu'elle resplendit de léelat de sa sagesse et de ses lumiéres. Ainsi étroitement unie avec larchevèque de Québec, son Chancelier Apostolique, et par à même avec le siège de Pierre, l'Université Laval accomplira couraugeusement sa lâche, travaillant selon la mesure de ses forces, à conconduire là jeunesse canadienne dans les véritables voies du progrès et de Ia civilisation, sans ètre exposée à tomber dans le libéralisme.
Messieurs, en commencant ces leçons, nous avons dit que Québec avait toujours été, dans Ia mesure voulue par les circonslances, le fover de la culture des sciences, des arts et des lettres, et que ce giorieux privilège elle le devait surtout à sa fidélité à maintenir une alliance et une amitié inlime entre La foi et la raison, entre la reliion et les lettres, ce qui fait que les esprits et les cœurs aiment à se rencontrer pour s'aider el se soutenir dans le culte élevé et le commerce délicat des choses de l'âme.
Hé bien! nous sommes heureux de constater,
nt de tique; cette l'éclat étroiéDec, méme Laval
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en terminant nos leçons, que cette renconre des esprits el des cœurs a été persévérante depuis le commencement des cours publics. Nous devons ajouter que l'Université est salisfaile, parce que votre sympathie est pour elle une récompense et un encouracément précieux.
Messieurs, jeunes gens, pleins de talents et d'avenir,réunissons nos forces pour achever de développer les germes de la véritable eivilisation qui se trouvent au milieu de nous. Mais, pour cela, gardons-nous de la discorde, et aussi des entrainements vers les choses frivoles et superticielles. N'oublions pas que, ant que les }; °uples de la Grèce et de Rome surent allier à la religion la culture des lettres, des arts et de la philosophie, ils oceupérent le premier rang parmi les nations civilisées ; il y avait là lumiere, force et courage. Tant que la France, dévouée à la religion catholique et attachée aux études sérieuses, aux nobles traveaux de l'intelligence, sut mépriser l’impiété, l’oisiveté et les frivolités d'un théâtre corrupteur, elle fut forte et grande ; Son nom était respecté de tous e& entouré de l'auréole d’une gloire bien méritée ; elle était la terreur de ses ennemis, Mais une
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effroyable série de malheurs et de bouleversements sociaux n'ont pas tardé à montrer de nouveau les conséquences funestes et inévitables qui accompagnent l’irréligion, le désœuvrement, les occupations futiles et le défaut de principes solidement établis.
Messieurs, tant que nous saurons allier l'esprit chrétien à de nobles travaux, à la cullure des lettres, des sciences, des arts el de la philosophie, nous marcherons, comme peuple, d’un pas sûr et ferme dans les voies du véritable progrès, nous aurons les lumitres de la véritable civilisation.