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rde
lesin, trum utum
giosa beant
perpraeentia se S0itum, temm dialia,
i les 1e de ntes, lois,
n, ut cto, ibus bnis; t, et omi- Ista
et
pas comme Son ouvrage, mais la considère telle que saint Jean l’a vue, c'est-à-dire, com-
civile est, nempe ordinatio civilis principatus a potestate civili;et totum quod est religiosum a potestate ecclesiastica dependet., At par est utriusque nobilitas et eccellentia. et nulla unius quoad alteram subordinatio ? Fuerunt et sunt inter catholicos etiam Doctores nonnulli, qui putant cas potestates hoc quoque sub respectu esse supremas, ut di cantur coordinatne, non subordinatae, Verum in hoc maxi mus error est, namque civilis potestas juxta veram doctrinam est et esse debet ceclesiasticae subordinata, non eo tamen sensu, ut cceclesiastica in civilis societatis administrandis negotiis se ingerat, sed quod civilis debeat habere aliquam relationem ad ceelesiasticam, cui subordinata est, quod inferins exponetur, Subordinationis fundamentum est non aequalis excellentia finium: si enim excellentior et superioris ordinis est finissocietatis ecclesiasticae quoad individuum, quod utrique socictati subest, profecto civilis debet esse ecclesiasticae subordi nata, Subordinatio autem duo importat, primo non opposiéionem, nempe ut media a socictate civili proposit: non sint opposita assecutioni finis societatis ecclesiasticae. Secundo favorem, nempe ut media a societate civili adhibita faciliorem reddant assecutionem finis societatis ecclesiasticae. Istius autem favoris sunt diversi gradus, prout attenta ratione temporum, locorum, et personarum hic favor plus vel minus potest explicari.
Et probe diximus esse necessarium ut civiles leges assecutioni finis societatis ecclesiasticae non debeant opponi; si enim id fiat, nec merentur nomen legum, cum prima praerogativa legis sit rationubilitas. Unde jure Saummus Pontifex Pius IX in /étt. apostol, Ad apostolieue
23 Augusti 1851 damnavit propositionem « In conflictu
— 1514 — me une cité descendue du ciel el venant de Dieu. Puissances de la terre, s’écrie Bossuet, vous ne l'avez pas fondée, elle ne vous appartient pas, cile n’émane pas de vous, mais de Dieux, Vous l'avez au contraire persécutée à outrance pendant trois siècles ; et elle, dans sa charité et dans sn patience, elle, pour toute vengeance, vous a régéncrés, rois el peuples. Non encore triomphante, mais achevant ici-bas son pélerinage militant, elle sera pour vous, selon que vous le voudrez, où une mere et une alliée qui vous conduira, vous et vos peuples, à la source de la justice ; où une pierre, contre laquelle se brisera toute hauteur qui viendra S'v heurter volontaire-
ment (1). »
+ legum uiriusqne potestatis, jus civile praevalet. » Syllab, errore 42; quippe ea propositio facit ecclesiasticam pocestatem civili subordinatam, cum contrarinm ex dictis teneri debeat. (De Augelis. liber I. Titulus IT. p. 82).
(1) Droit publie. de 1 Eglise, vol. I, titre XXx1I1.
int de ssUet, LS ap-
‘le U ‘ n ‘en i a ? avit: u .
Clameurs de la presse impie à l'apparition de ] encyelique MAIS
Quanta curu«x, - Il faut distingu: r ul faux progres,
Scutéc une fausse civilisation et une véritable civilisation
— Comment Pie IX caractérise la vraie et la fausse D dans civilisation, — L'Eglise, mère de la véritable civili pour sation. — Les gouvernements, et non l'Eglise, out
besoin de se réconcilier avec la véritable civilisation. — Pie IX n'a pas refusé à ses sujets un gouvernement pins populaire. — Le libéralisme italien n'en veut pas seulement au pouvoir temporel du Pape, mais encore
achele ser Ju une |, VOUS
à l'Eglise elle-nème, — Pie IX prouve qu'il ne peut point se réconcilier avee le gouvernement italien, —
Reconnaissance due à Pie IX. — Démonstrations des ne: , Y 0 al EAI 0 ce ; OU catholiques du Canada en 1860 et en 1871, — L'Eglise
. toute ntail'e-
et le progrès matériel, — Que pense saint Thomas du bien-être matériel, — Luxe contraire à la morale, luxe légitime. — Les chemins de fer bénits par l'E glise. — Moyen sûr d'échapper au libéralisme: suivre
les chefs que Dieu lui-:ème nous a donnés, — Ad. valet. L mirable constitution de l'Eglise, qui est celle d'une lesiasti- armée, — Suivre ses chefs immédiats. — L'université rium ex Laval est étroitement unie au Saint-Siege. — Elle
ulus IT. travaillera toujours à conduire la jeunesse canadienne
dans les voies du progrès et de la civilisation. — Ce eXIT- que nous devons faire pour achever de développer les
germes de la civilisation.
MESSIEURS
L'apparition, en 186%, de lencyelique Ouanta cura et du Syllabus à suscité de Ia
part des ennemis de l'Eglise une clameur générale, dont les échos ne sont pas encore complètement expirés. Cependant il est assez curieux de remarquer que, sur les quatrevingts propositions condamnées, il n’en est pas une qui soit nouvelle et qui n'ait été proscrite et flétrie dans des documents apostoliques antérieurs ; de sorte que vraisemblablement cette explosion subite et universelle ne s'explique que par un mot d'ordre recu, et un signal donné. Quoiqu'il en soit, toujours est-il que tous les écrivains de la presse irreligieuse et impie se sont écriés, surtout au sujet de la dernière proposition : Enfin, nous l'avons emporté : lorsque nous disions que l'Eglise n’était pas de son siècle, qu’elle était une institution surannée, ennemie du progres, de la civilisation et de la lumière, on nous traitait de calomniateurs. Aujourd’hui, le Pape lui-même vient nous donner raison, en proclamant qu'il ne peut pas et ne doit pas se réconcilier et se mettre d'accord avec le proores , Le libéralisme et la civilisation moderne. Et , afin d’enlever tout doute sur la répulsion de l’Église pour le progrès el la civilisation moderne , on répondait à ceux qui voulaient hasarder quelques distinctions, que le Pape
neur core 1RETEYA atre- 1 est
pr'ostoliablele ne u, el Ljours se il- Ut au nous (que était Grès, nous Pape À propas se e prolerne.
ulsion sation aient Pape
ne distinguait pas, qu'il ne fallait pas non plus distinguer, mais condamner et réprouver avec lui d'une manière absolue cette erreur: « Le Pontife romain peut et doit se ré concilier et transiger avec le progrès, le libéralisme et la civilisation moderne, »
Malgré la défense qui nous est faite par ces apologistes d’un nouveau venre , nous allons cependant distinguer, et montrer dans quel sens le Souverain Pontife à condamné le progres et la civilisation moderne. Le Pape à répudié et proscrit un certain progrès, et une certaine civilisation ; mais il n'a flétri ni le progres, ni la civilisation véritable,
À la suite de la proposition condamnée dont il s’agit, le Syllabus nous renvoie à l’allocution de Pie FX du 18 mars 1861. Là, nous trouvons la distinelion toute faite. Par conséquent, notre base d'opération est solide et respectable.
Le Souverain Pontife avait prononcé cette allocution le lendemain, pour ainsi dire, de Castelfidardo. Elle contient les plus graves et les plus solennels enseignements.
« Depuis longtemps déjà, dit Pie EX, nous sommes témoins des agitations dans lesquelles est jetée la société civile, surtout à notre
malheureuse époque, par la lutte violente que se livrent des principes opposés , la vérité et l'erreur , la vertu et le vice, la lumiere et les ténèbres. Car, certains hommes, d’une part, favorisent ce qu'ils appellent la eivilisation moderne; d'autres, au contraire, defendent les droits de Ia justice et de notre sainte religion. Les premiers demandent que le Pontife romain se réconcilie et se mette d'accord avec le Progrès, avec le Libéralisme — ce sont leurs expressions — en un mot avec la civilisation moderne. Mais les autres réclament, avec raison, que les principes immobiles et inébranlables de l’éternelle juslice soient conservés sans altération ; ils réclament que lon garde intacte fa force sautaire de notre divine religion, qui peut seule étendre la gloire de Dieu, apporter des remedes salulaires aux maux qui affligent l’humanité, et qui est l'unique et véritable régle par laquelle Les enfants des hommes puissent, dans celte vie mortelle , acquérir toute vertu et se diriger vers le port de l'éternité bienheureuse. Mais les défenseurs de La civilisation moderne ne comy'ennent pas celte opposi- Lion, bien qu'ils se disent les vrais et sincères amis de la religion. Nous voudrions
€ que ité et re el d’une e, dénotre it Que mette éralisnh mob autres neipes 1e jus- 1, ils CE Sait seule les ret l’hue régle issent, e vertu enheulisation Opposiel sinudrions
ajouter foi à leurs paroles, si les tristes 6vénements qui s’accomplissent chaque jour aux yeux de tous ne nous prouvaient évidemment le contraire... À ceux qui pour le bien de la religion nous invitent à tendre Ex main à la civilisation actuelle , nous demanderons si les faits sont tels, que le vicaire du Christ. établi divinement par lui pour maintenir la pureté de sa céleste doctrine , et pour paitre el confirmer les agneaux et les brebis dans celle même doctrine, puisse, sans un trôsgrave danger de conscience et un Lres-cranl scandele pour tous, s'associer avec la civilisation contemporaine, par le moyen de Ia quelle se produisent tant de maux, qu'on ne saurait jamais assez déplorer, et se proclament tant de funestes opinions, tant d’erreurs ei de principes qui sont extrèmement opposés à la religion catholique et à sa doctr'ine. »
Dans ces quelques lignes, Pie IX a déjà indiqué suffisamment quelle espèce de progrès et de civilisation il condamne, puisqu'il s'agit d'un progrès et d'une civilisation qui ne veu-
lent pas compter avec les principes immobiles
et inébrantables de léternelle justice, et qui refusent de’les prendre pour fondement. Si
vous ajoutez les maux produits en Italie par cette prétendue civilisation , et que le pape énumère , il devient clair pour tout esprit droit 1 que le vicaire du Christ ne saurait, sans scaisn ' dale , lui tendre une main amie ou faire al- | liance avec elle. Mais il est une véritable civilisation , et avec celle-là le Saint-Siége n’a nil pas besoin de se réconcilier, attendu qu’il
| a toujours élé à sa tête, qu'il Pa faite ce qu'elle est.
« Qu'on rende aux choses leur véritable
pe Le nom, ajoute Pie IX , et le Saint-Siége pa-
| raîtra toujours Constant avec lui-même. En
effet , il fut perpétuellement le protecteur et
linitiateur de la vraie civilisation ; les monu-
ments de l'histoire l’attestent éloquemment à
tous les siècles ; c'est le Saint-Siége qui à fait
| pénétrer dans les contrées les plus lointaines
| et les plus barbares de l’univers ià vraie
| humanité, la vraie discipline , la vraie sa-
gesse. Mais si, sous le nom de civilisation,
| | il fant entendre un système inventé précisé-
ment pour affaiblir et peut-être même pour
renverser l'Église ; non, jamais le Saint-Siège
et le Pontife romain ne pourront s’allier avec
une telle civilisation. « Quelle participation ,
« dit tres-sagement l’apôtre, quelle partici-
lie par » pape it droit S SCA) ire alble ci- 10e n’a 1 qu'il aite Ce
ritable ce pa- 1e. En teur el monument à ii a fail ntaines à vraie aie Saisation, précisé- 1e pour it-Siége er avec pation , partici-
« pation peut avoir la justice avec l’iniquité ? « Quelle société , la lumière avec les ténébres? « Quelle convention peut exister entre Jésus- « Christ et Bélial? »
Vous voyez, Messieurs, que le Souverain Pontife distingue, on ne peut plus clairement, deux civilisations, l’une vraie, l’autre fausse. La première se trouve dans la vérité, la justice et la sagesse qui élèvent les individus et Les peuples; plus cette élévation sera sublime , plus la civilisation sera parfaite, et, si son terme est Dieu, elle sera consommée. Or, l'Eglise produit cette civilisation achevée, puisque seule , en vertu de sa mission, elle prend Phomme, cette créature fragile, le soulève de terre et l'élève jusqu’à Dien. Que dis-je , l'élève jusqu’à Dieu lelle Punit à Dieu même pendant son voyage terrestre, et à la lin de sa course rapide le plonge dans le sein de la divinité , son origine première, Ah encore une fois, si l’on prétend que le Pontife romain ait besoin de se réconcilier avec [a véritable civilisation, on lui fait linjure fa plus sanglante : car, on suppose que le Saint- Siége a failli à sa mission divine.
L'Eglise a réalisé la véritable civilisation parmi les peuples qui ont bien voulu accepter
ses bienfaits. Mais les conducteurs des nations, les gouvernements qui ont aussi comme elle, bien qu'avec des moyens différents, l’obligation de promouvoir la véritable civilisation, n'ont-ils pas souvent prévariqué ? Ne sont-ce pas eux plutôt qui ont besoin de se mettre d'accord avee le Saint-Siége? Ils se vantent d’avoir fait des efforts pour opérer cette réconciliation, mais les faits viennent tous les jours prouver que leurs paroles sont vaines et mensongères. C’est ce que ?ie EX, dans la même allocution, reprochait aux partisans Cu libéralisme en ftalie. Les événements qui se sont accomplis depuis ont amplement démontré que le Pape n'avait rien exagéré. [est évident pour tous que les libéraux d’Halie, qui siégent à Monte-Citorio, et qui font l’apothéose de Mazzini dans la ville des Papes, ne veulent pas seulement la ruine du pouvoir temporel du Pontife romain, mais encore celle de son autorité spirituelle , si la chose était possible. Selon l’expression de saint Pierre ils se sont servi et ils se servent encore de la liberté comme dun voile de malice pour cacher leurs desseins pervers.
Mais écoutons Pie IX: « Avec quelle probité Les perturbateurs et les fauteurs de la
IONS, elle, liga- (ion , nt-Ce etlre itent e rés les unes is Îa S CU ii se non- Oviqui 60Se lent )orel son ible.
sont berte Jeurs
proe la
sédition élèvent-ils 1x voix pour exagtrer les efforts qu'ils ont vainement tentés pour se meltre daccord avec le Pontife romain? Lui, en eflel, qui Lire toute sa forec des principes de la justice éternelle , comment les pourrait-il jamais abandonner, de manière à mettre notre sainte foi en péril, et l'Etalie en danger imminent de perdre ce brillant éclat; cette gloire qui depuis dix-neuf siècles la fait resplendir comme le centre et le siége principal de Ha vérité catholique. »
Le Saint Père montre ensuite que les parlisans du libéralisme ne peuvent pas même prétendre que les princes légitimes et le Saint- Siège avaient ferme les oreilles aux requêtes de ceux qui ont manifesté Le désir dun qoupernement plus Libéral,
«On ne peut pas objecter, poursuit Pie EX, que le siége apostolique , en Ce qui eonceruc l'administration civile, ait fermé les oreilles aux requêtes de ceux qui ont manifesté fe désir d’un gouvernemeut plus libéral EL, sans avoir besoin de rappeler Les exemples du passé, parlons de notre âge malheureux.
À peine Pltalie eut-elle obtenu de ses princes légitimes des constitutions plus libcrales , qu’animé nous-mème de sentiments palernels,
nous avons souhaité de voir ceux de nos fils soumis à notre domination pontificale partager avee Nous l'administration civile. Nous avons fait les concessions opportunes , les conformant cependant aux régles de la prudence, dans la crainte que le bienfait que notre cœur paternel nous avait dicté ne vint, grâce aux intrigues des hommes pervers, à ressentir quelque atteinte du poison. Et que s’en est-il suivi? Une licence sans frein s’est emparée de nos concessions inoffensives ; 1e palais , dans lequel les ministres et les députés du peuple s'étaient rassemblés, a été souillé de sang; et les mains impies des sacriléges se sont tournées contre celui-là même qui leur avait accordé ces bienfaits. »
Si Pie IX semble défendre les réformes qu'il avait faites au commencement de son pontificat, en les appelant concessions opportunes, inoffensives, bienfait de son cœur paternel, c'est que certains esprits chagrins avaient prétendu que le Saint-Siége s’élait trompé, qu'il n'aurait pas dù écouter les requôtes de ceux qui avaient manifesté le désir d’un gouvernement plus largement populaire.
Le document pontifical continue à décrire la fausse civilisation qu'il condamne.
nos fils artager AVONS confordence , e CŒUr ce aux ssentir n est-il nparée Dalais , tés du illé de ges se
ui leur
lormes de son opporur pa- La grins s’élail les ree désir ulaire.
lécrire
€ L'on n’attaque pas seulement le pont:licat romain dans l'intention de priver entivrement le Saint-Siéve el le Pontife romain de son pouvoir légitime sur les choses civiles , on ne tend à rien moins qu'à affaiblir, et, si Cela pouvait jamais arriver , à détruire la puissance salutaire de la religion catholique. Dans ee but, on attaque l’œuvre même de Dieu, le fruit de la rédemption et cette foi sainte, le plus précieux héritage qui nous soit parvenu de l’ineffable sacrifice consommé sur le Calvaire. Oui, voilà où l'on tend ; les faits déjà rappelés , el ceux que nous voyons arriver chaque jour, suffisent et au delà à le montrer.»
< Combien, en effet, de diocèses en Italie se Sont vus, par suite de différents obstacles, privés de leurs évêques, aux applaudissements des défenseurs de la civilisation moderne qui laissent tant de peuples chrétiens sans pasleurs, qui s'emparent de leurs biens pour les employer même à de coupables usages !
Combien de prélats sont envoyés en exil. Combien d’apostats, il faut l'avouer avec douleur, qui, parlant non pas au nom de Dieu, mais au nom de Satan, sûrs de l'impunité que leur a accordée un fatal système, bouleversent les consciences, entrainent les hommes faibles
dans la prévarication, confirment dans leur erreur ceux qui ont misérablement failli au souffle des doctrines Les plus perfides, et s’efforcent de déchirer la robe du Christ! Cependant ils ne craienent nullement de mettre en avant et de recommander les églises nationales, com: Is les appellent, et autres impiétés «4 1 me genre. Et après avoir ainsi insulté à ia reiis'on qu'ils invitent hypocritement à se mettre d'accord avec la civilisalion d'aujourd'hui, ils ne craignent pas de Nous presser, avec la même hypocrisie, de Nous réconcilier avec l’ Halie, c'est-à-dire que, privé de presque toute notre principauté civile , ne soutenant le lourd fardeau du Pontificat el de Ia rovauté qu’à laide des pieuses largesses que les enfants de lEclise Nous envoient tous les jours avec La plus grande tendresse; tandis que Nous Nous vovons gratuitement en butte à l'envie et à la haine, par le fait même de ceux qui nous demandent une réconciliation , Nous Gevrions encore déclarer, à [a face de tous que Nous cédons aux spoliateurs la libre possession des provinces spolites.»
« Par quelle audace inouïe jusqu’à ce jour demanderaient-ils que ce Siége apostolique, qui a toujours été Le rempart de La vérité el
ns leur dE au et s’ef- Cepenlire en natioautres r ainsi pocriivilisapas «le ie, de e que, Civile , icat el SCSSES voient Lresse; ent en le fait ne ré 1er, à aleurs S,»
:e Jour lique, rite el
de la justice, sanctionnät l'enlèvement injuste et violent d'un bien, en donnant à celui qui Pa pris le pouvoir de Le posséder tranquillement el honnètement; et que l'on posit un principe aussi faux que de dire qu'un fail injuste, consommé par le succès, n'apporte aucun détriment à la sainteté du droit! Cette demande est entièrement opposée aux solennelles paroles prononcées , il n° a pas lonotemps, dans un sénat puissant et ‘nvtre, où lon déclara que Le Pontife von in" le représentant de le principale force re" dans le société humaine, D'où il suit qu'il ac peut en aucune facon consentir à cel : poliation barbare, sans violer les fondements de cette loi morale dont il est lui-même reconnu come me la plus belle expression et comme la plus parfaite imave, »
Quelle éloquence ! Ne croirait-on pas entendre les accents sublimes et pénétrants des Athanase , des Ambroise, des Grévoire et des Chrysostôme ! Quelle admiration, mais surtout quelle reconnaissance toutes Les mes honnètes ne doivent-elles pas témoigner à lime mortel Pontife qui a si couragensement flétri la politique impie et sacrilége du Piémont!
politique inique, sans foi el sans honneur,
et qui ne doit ses succés qu'à la ruse, au mensonge et à la force brutale , et qui, non
contente d'avoir dépouillé et opprimé le faible, vient encore, au nom du fait accompli, demander audacieusement à sa victime de lécitimer et de sanclionner ses attentats.
Oui, le monde entier doit rendre d’éternelles actions de grâces à Pie IX, pour avoir si noblement défendu la véritable politique, | celle qui ne consent point à répudier les lois [il sacrées de la justice, du droit et de la morale. En agissant comme il Ia fait le Saint Père a de nouveau prouvé que le Siége apostolique est le protecteur de la liberté des peuples, puisqu'il enseigne et défend la grande et vraie politique, qui seule puisse l’assurer : « politique à lougues vues, selon l'expression du panégvriste de La Moricière,
1| . | r + , . . . Ê 11 qui sait prevoir l'avenir , et ne pactise jamais | avec les ennemis de l’ordre social, mais de-
meure avec l'appui des honnêtes gens, l'assuré | rempart des sociétés. »
Et de fait, les actions de grâces, et l'appui des gens honnêtes n’ont pas fait défaut au Ponlife romain : de solennelles démonstrations se sont produites dans tout lunivers catholique
pour condamner avec lui la politique piémon-
, au Non ible, , dee lé-
etervoir (que, lois ino-
ain!
LpOSdes rali-
l’as-
selon ière, nais
de-
ISUrÉ
Jpui Pon-
s se ique Mon-
laise et approuver la noble attitude du Saint- Siége. Les catholiques du Canada n'ont pas été les derniers à élever la voix ; ils ont fait entendre d’imposantes et d'unanimes protestations contre les sacriléges envahisseurs, et fait parvenir au Chef de la catholicité fes témoignages de leur admiration et de leur reconnaissance, L'histoire dira aux générations futures , à la gloire de notre ville et de sa première institution, qu'en 1860 et en 1871 les hommes politiques les plus distingués de la province de Québec, oubliant les rivalités de partis, se sont trouvés réunis par leur foi commune dans les salles de cette Université et v ont flétri le libéralisme italien, et énerciquement affirmé les principes de x saine et vraie politique, de la politirue des Pontifes romains.
Que la religion catholique, reprend une autre classe d’ennemis, soit la protectrice de la morale, de la justiée et du droit, qu'elle défende ainsi les bases de la véritable politique , source de la véritable liberté des peuples, , nous en eonvenons facilement. Que même, l'Eglise, dans certains genres, ail marché et marche encore à la tète de La civilisation, nous ne le contestons pas. L'histoire
est là pour le prouver: en nous conservant
les meilleures productions de l'antiquité , en propageant fes sciences humaines el en parliculier celle qui les domine toutes, Et philosophie, elle s'est véritablement montrée civilisatrice. EE comment, à la vue des mohuments dont elle à couvert le monde chrétien, ne pas reconnaitre qu'elle mérite le titre de mere féconde des arts et du génie ? Sans pousser plus loin cette énumération , nous confessons sans peine que, dans les sphères intellectuelles, morales, artistiques, FEglise catholique est la grande protectrice et inilinlice du progrès et de la civilisations
Mais, continue-t-on, pourquoi ne veut-elle pas ètre conséquente avec elle-même, et approuver le progrès et La civilisation dans l’ordre matériel? Pourquoi s'opposer aux inventions et aux perfectionnements qui ont mérité à notre époque le nom de siecle des progres ? Pourquoi encourager et bénir les nobles efforts de l'esprit humain, lorsqu'ils ont pour objet les vérités intellectuelles et morales, et les condamner lorsqu'ils tendent à fournir à l’homme les jouissances légitimes de cette vie, où à en diminuer les souffrances ? N’est-il pas dans la nature de l’homme
ervant te, en 1 pal la phiontrée es Morélien, itre de $ pous- IS CON- ‘res inl'Eglise L iniliaeut-elle , CL apn dans aux inqui ont bele des Snir les rsqu'ils elles el tendent foitimes ouffranhomme
de chercher à améliorer son existence
se procurant une nourriture plus agréable des vêtements capables de le préserver des rigueurs des différentes saisons. une habi- Lalion vaste, belle, commode, entourée même de jardins et de frais ombrages / Enlin .
pourquoi ne pas admettre que le confortable est compatible avec le christianisme /
lei encore, Messieurs, l'Eglise n'a pas besoin de se réconcilier; elle n'est point l'ennemi du progrès matériel bien entendu, Aux hommes qui placent la fin dernitre de lhumanité dans le progrès matériel, dans les richesses et les jouissances, elle dit anathème ; ce qui ne l'empêche pas toutefois d'applaudir aux heureuses découvertes, à tout ce qui tend à alléger les souffrances de Fhumanité, et à lui rendre la vie moins amère, Cette conduite, l'Eglise l’a tenue dans tous les siècles : elle est l’amie de l’homme tout entier, de son âme d'abord, mais aussi du corps, son compagnon inséparable.
Ain de montrer que nous ne formulons pas eulement des assertions, nous allons eiter l'autorité d'un docteur autorisé, qui ne passe pas pour relaché, saint Thomas.— Comment, saint Thomas! un moine du moven-
âge, prècher le confortable et le bien-Ctre matériel! — Hé bien, oui! Dans sou livre sur le gouvernement du prince, saint Thomas, tout en enseignant Ia modération dans l’usave des biens terrestres, se montre lami du confortable. Aux villes déjà construites, il veut que be prince ajoute des amélicra- Lions et des embellissements ; pour celles qui sont à fonder, il demande de Iles bâtir, si c’est possible, dans des régions tempérées, parce que « la douceur de la température entretient Ia santé et donne une longue vie, »
Aprés avoir fait choix d’une pays tempére, saint Thomas veut aussi que le prince choisisse un lieu convenable pour v asseoir une ville ; c’est-à-dire, un site qui assure la salubrité de l'air, qui soit de nature à ménager une température tantôt froide et tan- LOt chaude, et que pour cela l'emplacement de la ville soit ouvert à plusieurs horizons, afin qu'aux différentes heures du jour, elle ne SOI ni trop, ni lrop peu exposée aux ardeurs du soleil. I demande encore que l’on songe à lui procurer une eau abondante.
N’allez pas croire que saint Thomas se borne au bon air et à Peau excellente. 1 entre dans tous les détails au sujet des ali-
tre sur 1AS, l’uani tes, Br qui r, Si Ées, {ture 1e, »
tem- "ince seoir ‘e la mé- {annent OnS, elle all’on
ments et aux movens à prendre pour les assurer aux habitants dune ville. Est-ce tout? Non, Messieurs, le docteur angélique désire un peu plus de confortable. & EH faut, dit-il, bâtir les villes dans des contrées agréables et fertiles... c'est le moyen de fixer les habitants ; car, la vie de Fhomme a besoin de jouissances ; et, pour répondre à ce besoin de notre nalure, :: faut choisir les lieux où se trouvent de vastes plaines, couvertes d’arbres fertiles, embellies par le voisinage des montagnes , rafraichies par Pombrage des forêts et arrosées par des cours d’eau; mais, comme l’exces de jouissance produit un grand mal, en corrompant les mœurs, 1 faut user avec modération de ces avantages, » C'està-dire, regarder ces avantages comme des movens, et ne pas détruire Fordre, en les prenant comme une fin.
Ce que saint Thomas dit des villes et de leurs embellissements, vous pouvez lappliquer et Pétendre aux habitations partieubières ; à la nourriture, qui doit être saine el agréable pour conserver el prolonger là vie; aux habits, aux équipages, àtoutentin, pourvu toutefois qu'il n'v ait pas disproportion entre les dépenses et la fortune.
Mais n'est-ce pas là favoriser ie luxe qui est réprouvé par FEvanoile? I faut distinouer un luxe contraire à Ja morale, et qui est condamné et un luxe légitime digne même d’6loge. Saint Thomas prouve que la libéralité — c’estleluxe légitime sous un autre nom— est une vertu, paree qu'elle constitue un bon usage des richesses. Ce n’est cependant qe Île premier degré de celte vertu, il en existe un deuxième, qu'il appelle magnificence ; elle inspire la somptuosité dans les dons et porte à faire des dépenses Gclalantes, surtout en faveur de la retigion et du bien public. L’Elise ne saurait repousser celle libéralité et cette magnilicence, parec qu'elles contribuent aux Jouissances légitimes de l'homme, et que d'apres l'ange de l'école, elle est la vertu qui développe Félégance dans la civilisation. De plus, F£olise adopte ct encourage le progres materiel; elle applaudit aux movens el aux procédés légitimes inventés pour le réaliser, et pour donner à l'homme une plus crande somme de jouissanees honnôtes, Ecoutez son langage lorsqu'elle bénit le navire qui bientôt quittera Le port pour aller, soil au levant, soit aux îles lointaines, chercher Îes riches soiries, les ctofles Gcla-
qui tin | CSL d’e-
— EST sage preà un e inporte il en L'E- {6 et Juent L que vertu tion.
ce Île )VenS ur le plus it Île y alines,
ecla-
lantes, les fruits délicieux. Les ardmates ot
les parfums précieux.
« Seigneur, eXaucez nos supplications, el
de votre main droite, d’où déborde La saintete. bénissez ce navire
el portera comme vous avez daigné bénir Farche de Noë flottant sur Les eaux du déluge :
[ous Ceux qu'il
présentez-leur, Seigneur, votre main comme vous l'avez présentée au Bienheureux Pierre marchant sur la mer; et envoyez du haut des cieux votre saint ange pour le délivrer et le préserver de tout danger, avee tout ce qu'il contiendra; faites que vos serviteurs.
exempls de tout malheur, atteignent toujours par une branquille navication le port désiré, et qu'apres avoir terminé heureusement toutes leurs transactions , ils
levientien!
beaucoup de Joie à leur patrie (D).
Cette prière et celle bénédiction valent
ù elles seules loute une démonstration.
avec
Lorsque les deux mondes furent mis en communication par le félégraphe sous ma
rin, l'Eglise manifesta une joie extraordinaire
et éélébra par de saintes réjouissanees cette
crande conquête de Pesprit humain. Les elo-
ches de ses temples S'ébrantérent et remplie
(1) Rituel Romui
CD
176 — rent les airs de leurs sons éclatants, tandis que le chant solennel de lhymne des grandes actions de grâces remplissait les voûtes sacrées.
Mais enfin, vous devez admettre que VEolise est contre les chemins de fer, et que les catholiques les ont en horreur. Qu'il v ait des personnes qui ont les chemins de fer en horreur, cela est possible: tous Îles oouts sont dans la nature ; mais que PEglise les déteste, voilà une affirmation au moins erronée. Dans ses bénédictions jamais la religion n'a déployé plus de poésie et de splendeur que dans celles des voies ferrées, de leurs wagons et de leurs charriots de feu.
Devancons par la pensée le moment heureux où le chemin de fer du Nord devra relier notre veite cité de Québec avec la riche métropole coracrciale du Canada, et où le sifflet bruyant ‘03 1ocomotives réveillera les échos endormis de notre ville. Vous verrez Fa fouie impatiente et curiguse se presser au lieu du départ; puis, si toutefois on en témoigne le désir, notre pontife vénérable, accompagné de son clergé, ira, au son des fanfares retentissantes, bénir cette œuvre de progres moderne, et demander à l’auteur
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Us, tandis des granes voiles
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de tous les dons décarter tous les malheurs, tous les accidents. Voici les paroles ravissantes que PEolise mettra sur ses lèvres :
« Dieu tout-puissant et éternel, qui avez créé tous les éléments pour votre gloire et pour Putilité des hommes, daignez, Nous VOUS en supplions, bénir ce chemin de fer et «es accessoires et les conserver par votre bénigne Providence, afin que, pendant que vos serviteurs s’avancentavecrapidité dans leur vovage, ils marchent dans votre loi, courent dans la voie de vos commandements, et puissent parvenir heureusement à là patrie ecleste. »
Ensuite le pontife s'approchant des waoons et des chars: « Seisneur notre Dieu, dira-t-il, exaucez nos supplications, et de votre droite remplie de sainteté bénissez ces chars ; adjoignez-v vos saints anges pour détivrer et préserver de lout danger ceux qui vovagent dans ces véhicules, et de même que par le moyen de votre lévite Philippe vs avez accordé la foi et la grâce à cet h e dEthiopie qui, assis sur son char, lisui: les saine tes écritures, de même montrez à 10 SOrviteurs Le chemin du salut, af aidés de votre grace el toujour tppliques aux bon
nes œuvres, ils méritent, après toutes Les vi- ]2
cissitudes du voyage de la vie, d'obtenir les joies éternelles (1). »
Cest la voix de PEglise que vous venez d'entendre ; et de fait, il n°v a qu'elle qui puisse tenir un langace aussi sublime, empreint d’une tendresse et d'une sollicitude si touchantes pour tout ce qui intéresse l'humanie.
Il nous faut terminer. Cependant, nous sommes loin d'avoir traité complètement Ia question du Hbéralisme. Nous n'avons rien dit de lingérence libéraliste dans lenseignement. dans Padministration des biens ecelésiastiques, dans la célébration du mariage ; nous d'avons pas parlé du Hbéralisme dans la presse, dans les brochures, dans les discussions, dans les polémiques, et dans bien d'autres sujets. Toutefois, les principes venéraux que nous avons développés, et lapplieation que nous en avons faite aux queslions principales, vous guideront dans les autres, e& vous Indiqueront Fa voie à suivre pour ne pas choir dans le Hibéralisme, au moins volontairement, et d'une maniere coupable. Car, Messieurs, ne loublions pas, un partisan avoué du libéralisme condamné par
(1) Rituel Romain, p. 354.
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— 17) — le Souverain Pontife n'est pas un enfant de l'Eglise,
Mais, nous demanderez-vous , comment pourrons-nous être sûrs de n'avoir pas fait fausse roule, et de n'être pas déja sous lempire de ce mirage trompeur qui conduit bien Lôt à l'abime? Comment se tranquilliser lorsqu'on entend les cris de détresse et d'alarme partisde l'ancien et du nouveau monde! oici, Messieurs, un moven d'échapper au libéralisme et à loutes les erreurs qui désolent ke socictés modernes ; moven sûr, faciie, et bien propre à répandre dans les âmes le calme Le plus parfait: ce movers consiste à cuivre docilement les chefs que Dieu Inismeèrme nous a donnés. Jésus-Christ ne nous a pas Jaisses sur La mer de ce monde sans boussole pour nous thiriger à travers Les écueils, sans d'habiles pilotes pour nous conduire aux rivages Dbénis de La veritable patrie. Nous ne sommes pas non plus de pauvres orphelins, abandonnés, sans aueune protection, réduits a mendier de porte en porte Fa pain de fa vérité. Non, ceries : l'homme-Hieu nous a con liés à Ja garde de son Eglise infaillible, bàlie sur le roc, et éclairée des ravons VIE Hants de l'éternelle fumiere ; là, pas d'erreur
possible ; la route est droite comme la vérité même ; les déviations et les sentiers tortueux y sont inconnus. Cette Eglise, chargée d’enseigner toutes les nations, a recu de Dicu lui-même la constitution la plus admirable, la plus adaptée aux besoins des individus et des peuples, et la plus solide qu'il soit possible d'imaginer : c’est celle d’une armée qui marche au combat, et qui, par une série non interrompue de victoires, s’avance majestueusement vers le lieu du triomphe.
À la tête de cette armée, un chef souverain qui reçoit d'en haut force et lumicre ; sous lui, commandent d'habiles généraux, charges de diriger de nombreux escadrons ; puis viennent les officiers subalternes, et enfin les simples soldats : c’est la hiérarchie catho- ‘ique composée du Pape, des évêques, des piôtres et des fidèles.
Dans celte armée, encore plus que dans toute autre, 11 faut que l’ordre le plus strict, que la discipline la plus sévère régnent sans conteste. Que chacun garde le poste qui lui a été assigné, Malheur à celui qui, par lécereté ou par bravade, sortirait des rangs ; aussitôt il est exposé aux coups de l’ennemi et il est une victime certaine. En dehors de
la vérité tortueux ée d’ende Dieu mirable, hdividus u’il soit e armée une s6- AVANCE omphe.
ef souamicre ; ICTAUX , ulrons ; et enfin > catholes, des
e dans Strict, il Sans qui Jui Jar lé- 'ANDS ; nuemi rs de
cette phalange compacte, comme autrefois
celles de Rome ou de Lacédémone, il ne
peut y avoir que périls, que dangers extrè-
mes, que perle assurée. Les 6vèques pren-
nent leurs ordres du général en chef, du Pon-
life infaillible ; celui-ci commande, et ceux-1à
exécutent. À leur tour, les évèques répèten
le commandement: à nous d'obéir avec promplilude et ponctualité, Notre évêque, voilà
notre guide, notre chef immédiat ; marchons A sa suile, @t nous serons sûrs par là même de faire la volonté du chef suprème. De même que dans une armée régulière, le soldat ne quitte pas son poste et ne refuse pas d'obéir à son colonel où à son capitaine, sous prétexte de ne vouloir recevoir les Ordres que du général en chef; de même aussi, dans la grande armée de l'Eglise catholique, le fidèle ne doit pas, par un orgueil impardonnable, se soustraire à l'autorité de son) évêque, dédaisner son chef immédiat, el mepriser ses ordres, sous prétexte qu'ils ne seraient pas l'expression exacte de ceux du Pontife romain. Qui donc est plus en état de comprendre les ordres émanés du siôge de Pierre ? Est-ce le simple fidèle ou bien lPévôque? Qui peut avoir plus à cœur la con-
servation de a saine doctrine, de luanité catholique ? L'évèque n'est-il pas chargé par Dieu Tui-môéme de paitre le troupeau qui lui a été confié par Le Vicaire du Christ?
Ce n'est pas à dire toutefois, que lévôque soit infaillible, et qu'il ne puisse point se tromper. Si vous crovez sincèrement, el sur des motifs plausibles que vos droits ont ele Iésés, vous pouvez en appeler à son suporieur ; c'est conforme à la discipline de l'Eglise, el personne n'aura le droit de vous blèmer, encore moins de vous traiter de r6- Volté. Mais, dans aueun eas, il n’est permis d'en appeler à l'opinion publique ; ce serait renverser et détruire l'ordre établi et voulu par l'Eglise.
Rapprochons maintenant, si nous le voulons, cette doctrine sur la hiérarchie eeclésiastique, avec ce que disait, IV a quelques années, un orateur justement célèbre, le R. P. de Ravienan :
€ NAVEZ-VOUS, Messieurs, ce que c’est que lévèque dans FEeglise? Tei je pourrais me aire, el vos regards trouveraient la réponse ; mais je dois parler, et e’est dans le passé que je dois porter vos souvenirs ; vous pour- 16Z, Sans que je vous le dise, en rencontrer l’image dans le présent. »
inite ca- Weé par qui lui s{ ?
Le lévoe point ent, el oits ont SON Su line de le vous F de repermis e serai , voulu
le voueeclélelques
st que IS me JONSe ;
passé pour- )htrer
« Revètu de la plénitude du sacerdoce.
juge et défenseur né de la foi: admis avec le successeur de Pierre à une crande part de la sollicitude pastorale : successeur fui-mème des Apôtres, l'évêque agit, parle, gouverne en vertu d'une mission toute divine. Par sa mission surtout, il est préposé à l'enscicnement religieux des peuples et à La lutte contre l'esprit d'erreur, Voili Févôque, Dans l'épiscopat, dans SOI C Wac(tere el SA pu SSnCe sacree, réside cette force eatholique contre laquelle vient se briser Ferreurs et, sans doute. il faudra dire que ni au génie, ni à la science, hi méme à la sainteté des premiers pasteurs ne doivent être altribués leurs triomphes contre les ennemis de unité, mais uniquement à la parole de éclui qui a dits Vorlà que je Suis bec vous jusqu'à lt consommualion des siècles. »
& Cependant Dieu n'a pas voulu que ee genre de grâce manquät à son Eglise, pour en faire mème la plus erande autorité humaine possible. Avec Et force et Fautorite divines combattirent aussi, dans les évêques, la science et le génie, l'éloquence et les vertus sublimes, l'héroisme et le courage, »
Ces armes sont parfaitement connues de
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