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a révélé Dieu, infinie et infaillible vérité . Dieu, qui ne saurait ni se tromper, ni nous tromper. Donc, nous sommes tenus de croire ce que Dieu nous à certainement révélé,
D'ailleurs, ne serait-ce pas porter atteinte au souverain domaine que Dieu à sur tout notre être, que de lui soustraire le tribut de notre intelligence et de notre volonté Le désir invincible de notre propre félicite nous fait un devoir d'emplover les movens qui nous conduiront le plus certainement au bonheur. Or, le moven Ie plus: nécessaire est d’avoir une connaissance exacte de Dieu et des devoirs que nous sommes tenus de lui rendre comme à notre premier principe et à notre dernière fin. Done, il est aussi nécessaire d'admettre les vérités révélées, qu'il est nécessaire d'atteindre notre propre bonheur.
Une, fois que la raison à constaté d'une manicre certaine le fat de la révélation divine par des preuves extrinsèques, elle n'a plus le droit, ui par conséquent la liberté de citer à son tribunal la vérité et la justice des enseignements et des préceptes du maitre suprême. La raison elle-même nous apprend que, si notre premier devoir est de rendre
hommage à linfinie véracité de Dieu et d’v conformer sans réserve notre crovance, il est un autre devoir non moins impérieux, c’est de soumettre notre volonté à tout'ce que presecrit la loi divine, et d'v conformer notre conduite.
En agissant autrement, nous serons des libéraux, où mieux des liheralistes, c’est-àdire, que nous abuserons de notre liberté.
Car il est bon de remarquer que, S'il v a des libéralistes de Ia pensée, 11 v aussi des libéralisies de a conduite ef de l’action, et que les uns et les autres se rencontrent dans tous les partis el dans toutes les classes de la societe.
Tout libre qu'il est, lhomme est done obligé de S'enquérir soigneusement sur fa fait de Ta révélation, d'examiner la valeur des t6moignages qui en confirment la réalité, ou des motifs qui font croire à la vérité du moven employé par Dieu pour donner au venre humain une connaissance certaine des dogmes révélés ; é’est à à la fois un devoir rigoureux et un droit inpreseriplible, l'apanage naturel de La créature raisonnable. Sans cela, il pourrait confondre Les opinions erronées des hommes avec les vérités révélées de Dieu; il
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étre pourrait devenir la dupe de n'importe quel imposteur.
Voila , relativement à La révélation, le domaine dans lequel l'homme peut exercer sa liberte.
Mais il ne saurait Jamais avoir le droit ou la liberté d'accorder où de refuser sa crovance à ce qui à été certainement révélé par le Dieu de vérité, où par lorgane qu'il s'est choisi pour promulsuer et expliquer sa loi; ce droit n'existe pas. Car il n’est pas moins injuste et criminel de rejeter une doctrine certainement révélée de Dieu, qu'il ne le serait de repousser lobservance d'un devoir moral que Dieu aurait certainement imposé. L’entendement, ou l'intelligence n’est pas plus libre que la volonté. La volonté de l’homme , quoique libre, n'est-elle pas ou ne doit-elle pas être humble sujette de la volonté suprème? N’est-elle pas dans Poblication morale d'obéir aux préceptes divins ?
Qu'on ne dise pas non plus que Dieu est indifférent à nos croyances: ce serait proférer un blasphème. Car Dieu est vérité ; c'est [à sa nature, et, par conséquent, il ne peut pas être en mème temps erreur, ni se plaire dans l'erreur qui exelut la vérité,
ses 0° a ou qui l’exelut lui-même. Ce serait contredire sa nature, se détruire lui-même, et cesser d’être Dieu.
Enfin, il résulterait de cette doctrine que Dieu pourrait Ôtre servi par l'erreur et le vice, comme par la vérité et la vertu, et que l’on pourrait tour à tour rejeter toutes les religions.
Done nous n'avons pas le droit d'adhérer indifféremment à l'erreur ou à la vérité, de nous abandonner au mal à notre gré, ou de faire le bien selon notre caprice.
Nous venons d'entendre la raison qui proclame lobligation morale que nous avons de croire et de mettre en pratique les enseionements divins. Ecoutons maintenant la voix de la foi ellésuôme, se manifestant par la
bouche des Souverain Pontifes, organes infaillibles de La vérite revoiée. Nous pourrons
voir que, si cette peste de l'indifflérentisme, selon leur expression, s’est répandue sur Île monde comme un torrent dévastateur, ce n’est point parce qu'eux mêmes ont failli à leur charge de sentinelles vigilantes.
C’est ainsi que Grégoire XVE, dans son enevaique du 15 août 18392, parlait de l’indifferentisme, c'est-à-dire de ce système dé-
(qui ons seI-
la ra inons me, r le est leur
son linde-
nr OT us pravé qui, par le ruse des méchants, cherche à pénétrer partout, qui montre le salut éternel comme pouvant être acquis sous toutes les croyances religieuses, pourvu que les mœurs soient bonnes, et la conduite honnôte.. Quand l’Apôtre nous déclare qu'il n’y a qu’un Dieu, qu’une foi, qu’un baptême, ceux-là doivent trembler qui osent soutenir que toute religion peut ouvrir le porte de la béatitude.…
« Que nul ne se repose sur ce qu'il a été, comme Îles vrais fidèles, régéncré dans le baptème: car, saint Augustin lui répondrait très-bien : Le sarment conserve sa forme primitive, même quand il est séparé de la vigne; mais à quoi lui sert cette forme, s’il ne vit plus de la sève du tronc ?
« De cette source impure de l’indifferentisme est sortie cette autre erreur insensée, eu plutôt cet incroyable délire, qui attribue à chacun le droit de réclamer La liberte de
conscience. Et cette aberration de 1streuse est favorisée d’ailleurs par la libe 6 totale
et démesurée des opinions, qui p!
le ravage dans l'Eglise et dans l'Etat, aux applaudissements de plusieurs, q 4 osent prétendre qu'il en résulte quelque avantage pour la religion. Mais, dit saint Augustin, quelle
e partout
En OT peste plus mortelle pour lime que la liberte de l'erreur !.... »
« Car c'est de là que naissent les égarements de lesprit, la corruption toujours croissante de Ia jeunesse, le mépris des peuples pour tout ce qu'il vŸ a de plus sacré dans les institutions et dans les lois, en un mot. le fléau le plus terrible de la société, puisqu'il est démontré par lPexpérience, à partir de la plus haute antiquité, que les villes les plus florissantes par leur richesse , leur puissance et leur gloire ont trouvé leur ruine dans la liberté excessive des systèmes. dans la licence des discours et dans le désir inconsidéré des innovations. »
Pie IX ne s'exprime pas moins fortement dans sa lettre encvelique du 9 novembre 1846. Apres avoir dit que cet horrible système de l'indifférence en matière de religion, répugne essentiellement à fa lumière naturelle de fa raison, il ajoute : « C’est par ce système en effet que ces subtils artisans de mensonge cherchent à enlever toute distinetion enire le vice et la vertu, entre la vérité et l’erreur , entre l'honneur et la turpitude honteuse, pensant criminellement pouvoir amener les hommes de tout culte et de toute
DR LT SE Lens
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