‹ Le libre échange et l'impôtChapitre 113 sur 118 · An Essay on tke production of wealth, p · texte numérisé non relu

An Essay on tke production of wealth, p

^second. Un autre négociant transporte un certain nombre de sacs de blé du second dans le premier.

Celui-ci a produit l'utilité des tonneaux de vin, et ^elui-là l'utilité des sacs de blé.

Jusqu'iciM. Torrens et M. Say sont d'accord.

Que l'on supprime maintenant les deux aotes de transport, qu'arrivera-t-il?

Dans le premier des deux pays on sera obligé de ^nsacrer une partie du territoire à la culture du blé; ce pays produira moins de vin et très peu de blé. Dans le second on sera obligé de consacrer une partie du territoire à la culture de la ,vigne. Ce pays produira moins de blé et très peu de vin.

Somme toute, il y aura moins de vin et moins de -blé de produit.

Le commerce de transport a donc le double avantage de produire directement l'utilité de la chose transportée, et de faire produire indirectement une plus grande quantité de toutes choses ; il produit indirectement cet excédent.

Cette idée, prise en soi, est juste et ingénieuse.

Nous croyons néanmoins qu'elle se retrouve tout entière dans noire théorie dé la production indirecte, et qu'elle en ressort d'une manière plus large, plus simple et plus, facile à saisir.

Supposons, en effet, le pays vignoble isolé de tout autre et obligé de s'approvisionner lui-même de blé. Il ne s'y produira de vin que la quantité nécessaire pour satisfaire aux besoins des habitants. Survienne le commerce de transport, on y produira dès lors du vin pour la consommation des habitants et pour celle des pays environnants ; les négociants qui transporteront cet excédent au dehors, produiront cet excédent, de concert toutefois avec les producteurs directs.

Le même raisonnement vaut à l'égard du pays à blé.

On voit que nous sommes d'accord sur le fond avec M. Torrens; seulement nous n'adoptons pas son langage.

Il se figure qu'en se livrant au commerce de transport, un négociant fait deux choses : qu'il produit d'abord l'utilité de la chose transportée, puis qu'il produit ensuite d'une manière détournée une masse de choses qui, sans ce genre de trafic, n'auraient pas existé.

Nous disons simplement que ce négociant produit indirectement la chose transportée , et que cette chose est précisément l'excédent qui n'existerait pas si le commerce de transport était supprimé.

SECTION IX

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