‹ Le libre échange et l'impôtChapitre 112 sur 118 · Trait, d'écon. polit. y II, p. 211 et suiv · texte numérisé non relu

Trait, d'écon. polit. y II, p. 211 et suiv

L'homme ne crée ni n'anéantit rien, sans doute; mais il produit ^es choses; il détruit des choses, il consomme des choses. Comme il n'agit que dans un but, il produit des choses parce qu'elles sont utiles; il les détruit pour qu'elles deviennent utiles. Quiconque participe de près ou de loin à la production, produit, est producteur. S'il arrive, par malheur, que le résultat dé la production soit une chose inutile, c'est un produit inutile, mais c'est un produit.

Ainsi parle le bon sens ; ainsi faut-il parler.

2° De tous les écrivains qui ont travaillé, depuis M. Say, à l'avancement de la science, le colonel Torrens est Le seul qui no l'ait pas copié, ou à peu près, en expliquant la théorie de la production. Si M. Torrens s'écarte des idées de M. Say, c'est moins pour y contredire que pour les étendre et les diversifier.

Voici en peu de mots quelle est sa pensée*.

Que l'on se figure deux contrées, l'une singulièrettient propre à la culture de la vigne, mais peu propre à la culture du blé; l'autre très propre à la culture du blé, mais peu propre à la culture de la vigne.

Un négociant transporte un certain nombre dé tonneaux de vin du premier des deux pays dans le

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