‹ Le libre échange et l'impôtChapitre 18 sur 118 · XX!V PRÉFACE · texte numérisé non relu

XX!V PRÉFACE

s'en consolent sans peine, et même ils s'en applaudissent. A leurs yeux, ce qui peut arriver de plus heureux à une nation, le meilleur parti qu'elle puisse prendre, c'est de consacrer toute son activité et toutes ses ressources à ses industries naturelles, sauf à demander par voie d'échange aux autres nations ce qu'elle ne pourrait se procurer que par le moyen d'industries factices. De la sorte elle réalisera la plus grande somme de richesse possible, en combinant ce qu'elle produit elle-même avec ce qu'elle obtient par la voie du commerce. C'est cela même qui est le libre échange, et on peut dire qu'il n'est que cela. Que si l'on insiste et si l'on demande maintenant ce que deviendront, dans un pays qui a été soumis au régime protecteur, soit le capital, soit le travail consacré à ces industries condamnées à périr avec lui, les libre-échangistes ne sont ni embarrassés ni affligés de répondre que ce travail et ce capital se déplaceront naturellement et d'euxmêmes pour aller s'engager au service des industries naturelles.

Page 1