‹ Le libre échange et l'impôtChapitre 20 sur 118 · XXVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXVI PRÉFACE

de tous : pour les capitalistes, par la rémunération plus abondante du nouvel emploi qu'ils feront de leur argent; pour les ouvriers, par rabaissement du prix des denrées nécessaires à la vie.

Aucune de ces considérations n'est contestée, aucune de ces conclusions n'est combattue en principe dans le traité que je publie. Il est pleinement accordé, en premier lieu, que les industries naturelles, étant plus productives, pour la même somme donnée de capital et de travail, que les industries factices, la quantité de richesses produite doit être sensiblement augmentée par la substitution des unes aux autres. Il n'est pas contesté davantage que l'effet plus ou moins lent, plus ou moins rapide, mais certain, de l'abandon du régime prolecteur est d'opérer ce déplacement avantageux du capital et du travail. Cette translation s'opère fatalement, à peu près comme celle du liquide qui cherche son niveau. Mais, ces conséquences une fois pleinement admises, une question se pose, à laquelle, comme elle n'a pas été

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