V PRÉFACE
même principe, les contributions indirectes, les impôts de consommation, auxquels chacun ne prend part que suivant la nature de ses goûts, dans la mesure, non de sa fortune, mais de sa dépense, sont ceux que la théorie économique ordinaire réprouve le plu& sévèrement. Si elle s'y résigne, dans certains cas, avec répugnance, c'est uniquement parce que la perception de ce genre d'impôts, quand il existe, est facile, etque le poids en est moins sensible pour les contribuables. Encore cette facilité même, dont les praticiens font grand cas, paraît-elle, aux yeux des docteurs puritains, plus un inconvénient qu'un avantage, parce qu'ils y voient une tentation dangereuse pour les gouvernements et redoutent l'abus d'un expédient trop commode.
Ce n'est pas à ce point de vue restreint que se place l'auteur des observations qu'on va lire. Ce ne sont point les difficultés pratiques de l'impôt sur le revenu qui l'en écartent, et s'il paraît conclure en faveur des contributions indirectes, ce n'est pas non plus par des considérations tirées de