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choisir judicieusement la nourriture du bébé, s’il sait lui donner les soms qui lui sont indispendables, l'enfant vivra. Dans le cas contraire il est voué à une mort fatale », a dit Combe. Et Lannelongue disait en 1911 (Ligue contre la mortalité infantile) « La femme accouchée devenue nourrice ou qui par manque de lait a recours à l'allaitement mixte ou artificiel, n’a pas la science infuse. Il y a des notions essentielles qu’elle doit posséder pour les mettre en pratique. Pour les posséder, il faut les apprendre...
C'est par l'instruction des mères que l’on arrive à sauver quantité de petits êtres ».
Contre la misère le dispensaire ne peut malheureusement pas grand'chose encore que les infirmières visiteuses étudiant la situation des familles essayent de les faire bénéficier de tous les secours accordés par la loi (Loi Strauss et primes d'allaitement) trouvent souvent du travail à la maison aux mères qui veulent garder leur enfant, leur font parvenir des layettes, des bons de lait, des secours dans la mesure du possible, les dirigent enfin vers [les maisons maternelles où elles sont admises avec leur enfant. Malgré toute leur bonne volonté, elles ne peuvent maheureusement pas supprimer le taudis, le surpeuplement, mais elles arrivent tout de même grâce à leurs conseils, à le rendre plus propre, plus aéré, plus . habitable.
Mais c’est surtout dans la [lutte contre l'ignorance
que le dispensaire fait beaucoup. La nécessité de pro-
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duire un certificat médical pour avoir droit à la loi Strauss pour toucher la prime d’allaitement ou des bons de laït a fait connaître les consultations aux mères. Là elles sont instruites, guidées dans leur rôle d’éleveuses d'enfants.
Le médecin examine l'enfant, constate les anomalies qu'il peut présenter, suit son évolution, règle son alimentation, démontre aux mères les avantages de l’allaitement maternel, les inconvénients et les difficultés de l’allaitement artificiel. Il traite les petites affections que l'enfant présente au cours de sa croissance.
L'’infirmière visiteuse qui déjà a suivi la mère à la . consultation pré-natale a visité les femmes enceintes, continue après [la naissance à suivre le nourrisson. Elle sait d'avance les hésitations qu'il faudra vaincre, les arguments qui sont capables de toucher chacune, les résultats qu'elle a déjà obtenus, ce qui reste à gagner. Son influence est grande. Elle sait gagner la confiance des familles, elle commente aux mères les conseils des médecns, va prendre des nouvelles des enfants dont l’absence a été remarquée, applique à domicile les soins prescrits, surveillant la façon dont les prescriptions sont suivies. Sans vouloir remplacer l'effort utile et secourable de toutes les femmes dévouées qui se consacrent aux différentes œuvres, elle apporte l'élément nouveau. « Ce sont les connaissances techniques d'hygiène infantile qu’elle en-
seigne sur place et par la pratique à la mère de famille »
(Chatin).
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Pourtant nous avons signalé dans nos observations deux décès dus à l’incurie et à l’insouciance de la mère. (Observations 1 et 2). Ce n'est vraiment pas beaucoup dans le nombre total des enfants suivis. Et puis faut-il pour cela croire à un échec ? Dans quels milieux ne rencontre-t-on pas des indifférents, des insouciants ?
où n'a-t-on pas à [lutter contre le mauvais vouloir ?