‹ Le lieutenant BernardChapitre 7 sur 14 · PARTIE, REVANCHE ET BELLE · texte numérisé non relu

PARTIE, REVANCHE ET BELLE

voix qui murmura : Silence ! on vous cherche ! — Qui? — Un monsieur qui prétend que sa femme est avec un officier. — Renvoyez-le ! — Y nVeut pas, il guette, méfiez-vous, il est en face avec un gros en bourgeois qui à Pair d'un militaire. — N... de D..! — Je vais revenir, je vous préviendrais si il y a du nouveau. — Allons, dit Bernard, voilà la revanche du colonel.

Foutusrin et le colonel étaient effectivement en bas, montant la garde; le patron affirmait qu'il y avait du monde dans certains cabinets, naturellement, mais qu'il n'avait pas d'officier chez lui; seulement le notaire tenait bon. Si pour faire ouvrir je vais chercher le commissaire, ils vont filer, se disait-il, et il restait planté là, devant la porte, se promenant de l'autre côté de la rue.

De son côté, le colonel commençait à avoir des remords :

— S'crognieugoieu ! se disait-il intérieurement, j'men f... après tout qu'il soit cocu c't'animal-là, c' n'est jamais qu'un pékin. Me r'garde pas moi, les pékins; s'rait un camarade, je n'dis pas, mais c'notaire! j'vous d'mande un peuc'que ça peut m'f...! S'mettre là à deux pour pincer c'te pauv'e bougresse c't'idiot, j 'fais un métier d'j...-f...!

Maint'nant. Bernard est un inférior, c't'évident, mais enfin, c't'un offcier n... de D...! et si les individus dont j'suis susceptible ne donnent pas l'exemple de la solidarité dont l'armée est r'marquable, c'f... pas mon sac qui l'donn'ra.

Les deux amoureux n'étaient pas fort à leur aise. Bernard, en soulevant discrètement le rideau, avait reconnu le mari et son colonel, qui semblaient disposés à prendre racine ; il fallait pourtant sortir de cette situation ridicule, et surtout sauver la réputation d'Herminie, mais comment faire ?

Emprunter des habits, oui, mais ce notaire

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